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— par Gustave Eiffel

"Sans remonter à la Tour de Babel, on peut observer que l’idée même de la construction d’une Tour de très grande hauteur a depuis longtemps hanté l’imagination des hommes. Cette sorte de victoire sur cette terrible loi de la pesanteur qui attache l’homme au sol, lui a toujours paru un symbole de la force et des difficultés vaincues. Pour ne parler que des faits de notre siècle, la Tour de mille pieds, qui dépassait par sa hauteur le double de celle que les monuments les plus élevés construits jusqu’alors avaient permis d’atteindre, s’était posée dans l’esprit des ingénieurs anglais et américains comme un problème bien tentant à résoudre. L’emploi nouveau du métal dans la construction permettait d’ailleurs de l’aborder avec chance de succès. En effet, les ressources de la maçonnerie, au point de vue de la construction d’un édifice très élevé, sont fort limitées. Dès que l’on aborde ces grandes hauteurs de mille pieds, les pressions deviennent tellement considérables que l’on se heurte à des impossibilités pratiques qui rejettent l’édifice projeté au rang des chimères irréalisables. Mais il n’en est pas de même avec l’emploi de la fonte, du fer ou de l’acier, que ce siècle a vu naître comme matériaux de construction, et qui a pris un développement si considérable. Les résistances de ces métaux se meuvent dans un champ beaucoup plus étendu, et leurs ressources sont toutes différentes. Aussi, dès la première apparition de leur emploi dans la construction, l’ingénieur anglais Trevithick, en 1833, proposa d’ériger une immense colonne en fonte ajourée de 1. 000 pieds de hauteur (304, 80 m), ayant 30 m à la base et 3, 60 m au sommet. Mais ce projet fort peu étudié ne reçut aucun commencement d’exécution. La première étude sérieuse qui suivit eut lieu en 1874, à l’occasion de l’Exposition de Philadelphie. Il fut parlé plus que jamais de la Tour de mille pieds, dont le projet (décrit dans la Revue scientifique La Nature) avait été établi par deux ingénieurs américains distingués, MM. Clarke et Reeves. Elle était constituée par un cylindre en fer de 9 m de diamètre maintenu par des haubans métalliques disposés sur tout son pourtour et venant se rattacher à une base de 45 m de diamètre. Malgré le bruit fait autour de ce projet et le génie novateur du Nouveau Monde, soit que la construction parût trop hardie, soit que les capitaux eussent manqué, on recula au dernier moment devant sonexécution ; mais cette conception était déjà entrée dans le domaine’ de l’ingénieur. En 1881, M. Sébillot revint d’Amérique avec le dessin d’une Tour en fer de 300 m, surmontée d’un foyer électrique pour l’éclairage de Paris, projet sur le caractère pratique duquel il n’y a pas à insister. MM. Bourdais et Sébillot reprirent en commun l’idée de cet édifice, mais leur Tour soleil était cette fois en maçonnerie. Ce projet soulevait de nombreuses objections qui s’appliquent d’ailleurs à une construction quelconque de ce genre. La difficulté des fondations, les conséquences dangereuses qui pourraient résulter, soit des tassements inégaux du sol (tassements qui, dans le cas d’une Tour en fer, n’ont aucun inconvénient sérieux), soit des tassements inégaux des mortiers et de leur prise insuffisante au sein de ces gros massifs, les difficultés et les lenteurs de construction qu’en- traînerait la mise en œuvre du cube énorme des maçonneries nécessaires, ainsi que le prix considérable de l’ouvrage, — toutes ces considérations nous ont donné la conviction qu’une tour en maçonnerie, très difficile à projeter théoriquement, présenterait en pratique des dangers et des inconvénients considérables, dont le moindre est celui d’une dépense tout à fait disproportionnée avec le but à atteindre. Le fer ou l’acier nous semble donc la seule matière capable de mener à la solution du problème. Du reste, l’Antiquité, le Moyen Age et la Renaissance ont poussé l’emploi de la pierre à ses extrêmes limites de hardiesse, et il ne semble guère possible d’aller beaucoup plus loin que nos devanciers avec les mêmes matériaux, — d’autant plus que l’art de la construction n’a pas fait de très notables progrès dans ce sens depuis bien longtemps déjà. Voici la hauteur des plus hauts monuments du monde actuellement existants : Colonne de la place Vendôme. 45 mètres. Colonne de la Bastille. 47 Tour de Notre-Dame de Paris 66 Panthéon 79 Capitole de Washington 93 Cathédrale d’Amiens 100 Flèche des Invalides 105 Dôme de Milan 109 Saint-Paul de Londres 110 Cathédrale de Chartres. 113 Tour Saint-Michel à Bordeaux 113 Cathédrale d’Anvers. 120 Saint-Pierre de Rome. 132 Tour Saint-Étienne à Vienne 138 Cathédrale de Strasbourg 142 Pyramide de Chéops 146 Cathédrale de Rouen 150 Cathédrale de Cologne 156 Obélisque de Washington. 169 Tour Môle Antonelliana à Turin 170

L’édifice, tel que nous le projetions avec sa hauteur inusitée, exigeait donc rationnellement une matière sinon nouvelle, mais au moins que l’industrie n’avait pas encore mise à la portée des ingénieurs et des architectes qui nous avaient précédés. Cette matière ne pouvait pas être la fonte, laquelle résiste très mal à des efforts autres que ceux de simplecompression ; ce devait être exclusivement le fer ou l’acier, par l’emploi desquels les plus difficiles problèmes de construction se résolvent si simplement, en nous permettant d’établir couramment soit des charpentes, soit des ponts à grande portée, qui auraient paru autrefois irréalisables."

Extrait de Tour Eiffel en 1900 par Eiffel, Gustave (1832-1923) Paris : Masson, 1902.

Les piles métalliques de la Tour

"J’avais eu l’occasion, dans ma carrière industrielle, de faire de nombreuses études sur les piles métalliques, notamment en 1869 avec M. Nordling, ingénieur de la Compagnie d’Orléans. Je construisis, sous les ordres de cet éminent ingénieur, deux des grands viaducs de la ligne de Commentry à Gannat, ceux de la Sioule et de Neuvial. : Les piles de ces viaducs, dont la partie métallique atteint une hauteur de 51 m au-dessus du soubassement en maçonnerie, étaient constituées par des colonnes en fonte, réunies par des entretoises en fer. Je me suis attaché depuis à ce genre de construction, mais en remplaçant la fonte par le fer afin d’augmenter les garanties de solidité. Le type de piles que j’y ai substitué consiste à former celles-ci par quatre grands caissons quadrangulaires, ouverts du côté de l’intérieur de la pile, et dans lesquels viennent s’insérer de longues barres de contreventement de section carrée, susceptibles de travailler aussi bien à la compression qu’à l’extension sous les efforts du vent. Ce type est devenu courant et je l’ai employé à de nombreux viaducs. Parmi ceux-ci je ne citerai que le pont du Douro, à Porto, — dont l’arche centrale comporte un arc métallique de 160 m d’ouverture et de 42, 50 m de flèche, — et le viaduc de Garabit- (Cantal), qui franchit la Truyère à une hauteur de 122 m. On sait que ce viaduc, d’une longueur de 564 m, a été établi sur le type du pont du Douro et que son arche centrale est formée par un arc parabolique de 165 m d’ouverture et de 57 m de flèche. C’est dans ce dernier ouvrage que je réalisai le type définitif de ces piles, dont la hauteur atteint 61 m pour la partie métallique seule. La rigidité des piles ainsi constituées est très grande, leur entretien très facile et leur ensemble a un réel caractère de force et d’élégance. Mais si l’on veut aborder des hauteurs encore plus grandes et dépasser 100 m, par exemple, il devient nécessaire de modifier le mode de construction. — En effet, si les pieds de la pile atteignent la largeur de 25 à 30 m nécessaire pour ces hauteurs, les diagonales d’entretoisement qui les réunissent prennent une telle longueur que, même établies en forme de caisson, elles deviennent d’une efficacité à peu près illusoire et en même temps leur poids devient relativement très élevé. Il y a donc grand avantage à se débarrasser complètement de ces pièces accessoires et à donner à la pile une forme telle que tous les efforts tranchants viennent se concentrer dans ses arêtes. A cet effet il y a intérêt à la réduire à quatre grands montants dégagés de tout treillis de contreventement et réunis simplement par quelques ceintures horizontales très espacées. S’il s’agit d’une pile supportant un tablier métallique, et si l’on ne tient compte que de l’effet du vent sur le tablier lui-même, lequel est toujours considérable par rapport à celui qui s’exerce sur la pile, il suffira, pour pouvoir supprimer les barres de contreventement des faces verticales, de faire passer les deux axes des arbalétriers par un point unique placé sur le sommet de cette pile. Il est évident, dans ce cas, que l’effort horizontal du vent pourra se décomposer directement suivant les axes de ces arbalétriers, et que ceux-ci ne seront soumis à aucun effort tranchant. Si, au contraire, il s’agit d’une très grande pile, telle que la Tour actuelle, dans laquelle il n’y a plus au sommet la réaction horizontale du vent sur le tablier, mais simplement l’action du vent sur la pile elle-même, les choses se passent différemment, et il convient, pour supprimer l’emploi des barres de treillis, de donner aux montants une courbure telle que les tangentes à ces montants, menées en des points situés à la même hauteur, viennent toujours se rencontrer au point de passage de la résultante des actions que le vent exerce sur la partie de la pile qui se trouve au-dessus des points considérés. Enfin, dans le cas où l’on veut tenir compte à la fois de l’action du vent sur le tablier supérieur du viaduc et de celle que subit la pile elle-même, la courbe extérieure de la pile est moins infléchie et se rapproche de la ligne droite. Ce nouveau système de piles sans entretoisements et à arêtes courbes fournit pour la première fois la solution complète des piles d’une hauteur quelconque."

Le banquet de la presse à la Tour Eiffel

"On ne déjeune pas tous les jours à une hauteur de soixante mètres. Cette bonne fortune a été offerte à la Presse, en mai 1888 par l’éminent ingénieur, M. Eiffel, qui a eu l’idée originale de servir à ses convives un plantureux déjeuner au premier étage de la tour. L’ascension a été des plus gaies. M. EiffeI guidait lui-même ses cent cinquante invités à travers la ligne brisée des étroits escaliers qui chevauchent avec des retours brusques dans l’un des quatre piliers, traversant des enchevêtrements indescriptibles de fers où les lignes les plus bizarres, les dessins les plus extraordinaires fuient sous les pieds, tandis que Paris surgit peu à peu des quatre coins de l’horizon avec ses dômes, ses flèches, ses tours et son enceinte. Sur la plate-forme c’est un va-et-vient énorme. On apporte des caisses de victuailles, on fait les derniers préparatifs pour un déjeuner pantagruélique. L’armée des gâte-sauces dont les vestes blanches tranchent vivement sur le bleu du ciel et le vermillon des fers, est placée sous un hangar improvisé formé de bâches. Sans se préoccuper un instant de la hauteur où ils se trouvent, ils découpent les viandes, préparent les sauces, alignent les bouteilles. Trois tables sont mises dans une vaste loge en bois couverte de zinc et décorée de drapeaux tricolores. M. Einbl, l’amphitryon, prend place à la table d’honneur ; il a à sa droite M. Adrien Hébrard, directeur du Temps, président du Syndicat de la Presse, et à sa gauche M. Georges Berger, directeur de l’exploitation de l’Exposition. Prenaient place à la même table MM. Vaudoyer, architecte du Pavillon de la Presse à l’Exposition, Mayer directeur de la Lanterne, Henry Maret et Yves Guyot, députés, etc. L’invitation mentionnait que le déjeuner aurait lieu sans « cérémonie ». Toutefois, il a été servi par Chevet. C’est dire qu’il a été réussi en tous points. En voici le menu Truite en gelée sauce verte Tournedos à la béarnaise Homard à l’Américaine Chaud-froid de poulardes Ortolans sur canapés Mousse de foies gras Salade vénitienne Mazarine à la Montmorency Gelée Victoria Au dessert, M. Eiffel a bu à la Pressefrançaise ; il a exprimé le désir qu’on attendît que son œuvre fût terminée pour porter sur elle un jugement définitif. M. Adrien Hébrard a répondu, au nom de la presse parisienne, au toast de M. Eiffel. Puis M. Berger a porté la santé de M. Eiffel et des Membres de la Presse parisienne et départementale."

L’Exposition de 1889 et la tour Eiffel, d’après les documents officiels / par un ingénieur Paris : Gombault et Singier, 1889.

Extrait de Tour Eiffel en 1 900 par Eiffel, Gustave (1832-1923) Paris : Masson, 1 902.

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La Tour Eiffel, histoire mouvementée d’un chef-d’œuvre vertigineux

La Tour Eiffel, histoire mouvementée d’un chef-d’œuvre vertigineux

La Tour est l’œuvre principale de M. Eiffel et apparaît comme un symbole de force et de difficultés vaincues. C’est ainsi que Gustave Eiffel lui-même présente, dans sa Biographie scientifique et industrielle (1920), le chapitre consacré à la Tour de 300 mètres. Triomphe de l’Exposition universelle de 1889, elle fut longtemps au centre de tous les débats architecturaux et artistiques.

L’idée d’une tour de grande hauteur était dans l’air depuis un moment déjà. Dès 1833, l’ingénieur anglais Trevithick propose d’élever une colonne en fonte ajourée de 1 000 pieds de hauteur (304,8 m), tandis que les ingénieurs américains Clarke et Reeves font le projet d’une tour de 304 m pour l’Exposition universelle de Philadelphie en 1876. À Bruxelles, on songe à une tour en bois de 200 m, à Turin, Alessandro Antonelli dresse en 1863 une synagogue en maçonnerie de 163 m, la Mole Antonelliana, et à Paris, on suggère l’érection d’un phare monumental destiné à éclairer la capitale. C’est dans ce contexte que naît le dessein de construire une tour de 300 mètres qui serait le « clou » de l’Exposition de 1889 et célébrerait à la fois les vertus de l’Industrie et le centenaire de la Révolution française.

Une sorte de grand pylône

Dès 1884, deux ingénieurs de la maison Eiffel, Maurice Koechlin et Émile Nouguier s’attachent à ce projet. Koechlin esquisse alors une sorte de «  grand pylône formé de quatre poutres en treillis, écartées à la base, se rejoignant au sommet et liées entre elles par des poutres métalliques disposées à intervalles réguliers  » (Bertrand Lemoine). Le premier dessin de Maurice Koechlin superpose les contours de Notre-Dame de Paris, la statue de la Liberté, trois colonnes Vendôme, l’Arc de Triomphe et un immeuble de six étages. Gustave Eiffel , qui se montre indifférent à l’avant-projet, donne toutefois l’autorisation à ses ingénieurs d’en poursuivre l’étude. Grâce à l’aide de l’architecte Stephen Sauvestre, la Tour abandonne peu à peu son aspect schématique et industriel pour adopter sa silhouette actuelle, avec ses arcs monumentaux ajourés qui confèrent de l’élégance à l’édifice.

🇫🇷 #IlétaituneTour 🗞️ Aujourd'hui, je vous propose un voyage dans le temps avec cette photo de mon sommet prise à deux époques différentes : l'une en 1900, l'autre en 2020 👇 #tourEiffel #EiffelTower pic.twitter.com/GQlueeEgK9 — La tour Eiffel (@LaTourEiffel) November 24, 2020

Finalement, Eiffel, «  revenant sur la décision qu’il avait prise de ne pas s’intéresser à l’affaire, mit son nom de constructeur sous celui de ses ingénieurs et passa avec eux un contrat  » (Maurice Koechlin,  Résumé historique de la Tour Eiffel , 1939). Le 18 septembre, Eiffel en dépose le brevet avec ses ingénieurs, puis le 12 décembre, il le rachète à Nouguier et Koechlin. Le projet est présenté dans l’exposition des Arts décoratifs à l’automne au palais de l’Industrie, et dès lors le débat devient public.

La Tour au cœur des débats

Des projets contradictoires se développent. Le seul susceptible d’être retenu est celui de Jules Bourdais, ingénieur et architecte, auteur avec Gabriel Davioud du palais du Trocadéro de l’Exposition universelle de 1878. Il propose un noyau en maçonnerie, entouré de galeries superposées et de colonnettes en fonte. La base triangulaire de cette «  colonne soleil  » de 370 m dépasserait la hauteur des tours de Notre-Dame et recevrait le musée de l’ Électricité . Cependant, Bourdais néglige totalement le poids énorme du monument, les gigantesques travaux de fondation nécessaires, son instabilité et sa résistance au vent ; le devis est démesuré. Les grandes revues d’architecture prennent rapidement position : Gustave Planat, directeur de «  La Construction moderne  » est farouchement contre la Tour, tandis que «  Le Génie civil  » se réjouit de la modernité de l’objet ; ainsi le débat ingénieur-architecte commence à se faire jour. En effet, avec les grands travaux d’ Haussmann , l’industrie symbolisée par les constructions métalliques est bannie de Paris, hormis les Halles de Baltard et les gares . Le fer est alors considéré comme vulgaire et, installé de façon si spectaculaire, ce matériau peut déconcerter plus d’un esprit.

Convention conclue le 8 janvier 1887 entre l'État, représenté par le ministre du commerce et de l’industrie Édouard Lockroy, la ville de Paris, représentée par le préfet de la Seine Eugène Poubelle, et Gustave Eiffel, relative à l’emplacement et aux modalités de construction et d’exploitation de la «Tour de 300 mètres » ©Archives Nationales

Convention conclue le 8 janvier 1887 entre l’État, représenté par le ministre du commerce et de l’industrie Édouard Lockroy, la ville de Paris, représentée par le préfet de la Seine Eugène Poubelle, et Gustave Eiffel, relative à l’emplacement et aux modalités de construction et d’exploitation de la «Tour de 300 mètres » ©Archives Nationales

Le 30 mars 1885, Eiffel présente à la Société des ingénieurs civils un mémoire intitulé Tour en fer de 300 m de hauteur destinée à l’Exposition de 1889. Il en donne les caractéristiques principales : un prix estimé à 3 155 000 francs (il sera multiplié par deux fois et demie), un poids de 4 800 tonnes (ce sera 7 300 tonnes), des travaux d’une durée de 26 mois (absolument respectée). Il hésite encore entre le fer et l’acier, mais il a la certitude absolue que l’usage de la maçonnerie, comme le conçoit Jules Bourdais, rend l’exécution impossible. Son argumentation est renforcée par les difficultés rencontrées lors de l’érection de l’obélisque de Washington, tout en pierre, commencée en 1848 et culminant seulement à 169 mètres. Eiffel souligne également les applications scientifiques que la Tour apporterait aux sciences de l’aérodynamique, de la météorologie, de l’astronomie et des communications sans fil, dont les recherches débutent, sans compter l’avantage incomparable qu’elle donnerait aux armées, dans cette période encore marquée par la perte de l’Alsace et de la Lorraine. L’année 1886 est celle des décisions définitives. Après avoir longuement hésité sur le lieu de l’Exposition, le Champ-de-Mars est choisi, comme cela avait déjà été le cas en 1867 et 1878.

Cent sept concurrents

Le 1er mai, le «  Journal Officiel  » publie le règlement du concours d’architecture, dont l’article 9 impose la présence de la Tour. Cent sept concurrents y participent, et leurs projets sont exposés à l’Hôtel de Ville du 22 au 25 mai. La plupart ont traité la Tour comme un objet à part, en respectant la forme générale et le décor d’Eiffel, sans guère de rapport avec les palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux qui figurent au programme. Certains proposent de l’installer à cheval sur le pont des Invalides ou le pont d’Iéna, tel le Colosse de Rhodes, ou de la placer sur la butte du Trocadéro.

Le Palais du Trocadéro vu de la Tour Eiffel, carte postale ancienne.

Le Palais du Trocadéro vu de la Tour Eiffel, carte postale ancienne.

En juillet 1886, les trois lauréats, Ferdinand Dutert, Jean Camille Formigé et Gustave Eiffel sont chargés d’élaborer le projet final. Le 5 août, le conseil des travaux décide de l’emplacement de la Tour, à l’extrémité du Champ-de-Mars, face au pont d’Iéna. Le 8 janvier 1887, une convention est signée entre Édouard Lockroy, représentant de l’État, Eugène Poubelle, préfet de la Seine, et Gustave Eiffel, agissant en son nom propre et non pas en celui de son entreprise. La convention stipule que «  pour le prix des travaux, il est accordé en paiement à M. Eiffel une somme de quinze cent mille francs et la jouissance de l’exploitation de la Tour pendant l’année de l’Exposition et pendant les vingt années qui suivront à dater du premier janvier 1890  ». La Ville est alors propriétaire de la Tour. En 1910, cette jouissance est prolongée de soixante-dix ans, puis reprise en 1980 par la Société nouvelle d’exploitation de la Tour Eiffel (aujourd’hui Société d’exploitation de la Tour Eiffel), dans laquelle la Ville de Paris est majoritaire.

Un gigantesque meccano

Le 1er janvier 1887, Eiffel prend possession du grand carré de sable du Champ-de-Mars, d’où va s’élancer, face au Trocadéro, la vertigineuse construction. Les sondages font apparaître un terrain infiltré d’eau du côté de la Seine. Ceci nécessite la pose, en dessous du lit de la rivière, de caissons métalliques étanches, à air comprimé, dans lesquels travaillent les ouvriers pour réaliser la maçonnerie ; un procédé déjà utilisé en 1857 par Eiffel pour le pont de Bordeaux, son premier grand ouvrage d’art. «  Chacune des quatre arêtes de chaque pilier a son propre massif de maçonnerie, mesurant environ 5 mètres par 10 de côté, lié aux autres par des murs. Le sol n’a ainsi à supporter qu’un effort limité à 3 ou 4 kilos par centimètre carré, soit la pression exercée par un individu assis sur une chaise.  » (Bertrand Lemoine) Les travaux de fondation prennent fin le 30 juin.

Photographies d'archives montrant les étapes de la construction de la Tour, 1887-1889

Photographies d’archives montrant les étapes de la construction de la Tour, 1887-1889

Le montage de la partie métallique suscite l’admiration de la foule des badauds qui observe cette prodigieuse aventure. En effet, la Tour s’élève dans le ciel parisien quasi mathématiquement, tel un gigantesque meccano. Tous les éléments, venus des métallurgies de Lorraine, sont préparés dans les ateliers de Levallois-Perret, dont Maurice Koechlin dirige de main de maître le bureau d’études, qui élabore plus de 1 700 dessins d’ensemble pour le montage, tandis que le bureau de détail fournit 3 269 études et précise les formes de plus de 18 038 pièces différentes. Sur le chantier, l’intervention humaine est réduite : jamais plus de 250 ouvriers, parmi lesquels 189 permanents, en majorité des charpentiers et des riveurs, qui travaillent dans des conditions acrobatiques. Leurs noms sont inscrits sur la Tour. On déplore trois accidents, dont un seul mortel, celui d’Angelo Scagliotti, tombé du premier étage en 1889 après la fin des travaux. Pour monter les matériaux, des grues à vapeur sont installées dans les glissières prévues pour les ascenseurs à l’intérieur des piliers, et progressent en même temps que la Tour. Sur place, les poutrelles préalablement percées sont assemblées au moyen de rivets posés à chaud. En se refroidissant, ils se contractent, ce qui assure le serrage des pièces les unes aux autres.

Caricature de Gustave Eiffel parue suite à la protestation des artistes, publiée dans Le Temps, le 14 février 1887.

Caricature de Gustave Eiffel parue suite à la protestation des artistes, publiée dans Le Temps , le 14 février 1887.

Divers pamphlets et articles sont publiés tout au long de l’année 1886. Les travaux ont à peine commencé que paraît le 14 février 1887 dans le journal «  Le Temps  » la fameuse «  Protestation des artistes  ». Les travaux se poursuivent malgré tout et en dépit des mouvements de grève sporadiques en septembre et en décembre 1888. En mars 1888, le premier étage est atteint, puis en juillet 1888, le deuxième. Le montage est terminé le 31 mars 1889, comme prévu.

Un monument reconnu

Du 15 mai au 6 novembre 1889, pendant l’Exposition universelle, la Tour reçoit 1 953 122 visiteurs, soit une moyenne de 11 800 par jour. Les recettes, s’élevant à 6 509 901 francs et 80 centimes, couvrent déjà presque le coût de la construction : 7 457 000 francs. La différence est vite comblée après la fin de l’Exposition. Ainsi, le succès est flagrant, mais en 1894, alors que se prépare l’Exposition universelle de 1900, le sort de la Tour n’est pas encore fixé. La commission supérieure indique dans le programme du concours que les architectes sont libres de la transformer, la détruire ou la conserver. Bien qu’une série de projets soit alors proposée, la Tour reste en l’état et s’impose finalement encore comme une grande attraction en 1900 puis, au fil du temps, elle devient le monument le plus visité de Paris.

Marc Riboud, Le peintre de la Tour Eiffel, 1953

Marc Riboud, Le peintre de la Tour Eiffel, 1953

Cette éclatante reconnaissance par le public n’aurait pourtant pas suffi à la sauver sans la démonstration de son intérêt pratique et scientifique ; une exploitation qui suit les progrès technologiques de l’époque. Pour connaître les effets du vent sur la Tour, Eiffel étudie la météorologie et perfectionne les systèmes de relevé et d’acquisition de données sur la résistance de l’air. Désireux de participer aux recherches liées au développement de l’aviation, Gustave Eiffel élève en 1909 au Champ-de-Mars un laboratoire d’aérodynamique. Il fonctionne pendant deux ans, fournissant entre 4 000 et 5 000 résultats d’expériences, en particulier sur les ailes et les hélices d’avions.

En outre, la Tour Eiffel devient un précieux support d’antenne. En 1905, la télégraphie sans fil y est installée au sommet. À partir de 1908, c’est le premier poste de France, permettant de correspondre avec le Maroc, la Russie et plus tard l’Amérique. Enfin, elle rend de nombreux services durant la Première Guerre mondiale, comme l’explique Eiffel : «  Sans entrer dans les détails des services, au point de vue exclusivement militaire, que la Tour a rendu pendant ces années de guerre, on peut affirmer que son rôle a été considérable et notamment au cours de la première bataille de la Marne […]. Les cryptogrammes ennemis eux-mêmes, dont le chiffre était inconnu, ne lui ont pas échappé et tous ont été déchiffrés.  » Eiffel souligne également le rôle essentiel de la Tour , choisie en 1912 comme «  centre d’émission des signaux horaires de l’univers entier  », et son importance dans l’envoi des indications météorologiques pour les six stations les plus importantes dans le monde. Ainsi la Tour s’est-elle imposée pour ses fonctions scientifiques, non pour son statut d’œuvre d’art, reconnu plus tardivement.

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10 monuments incontournables de Paris et leur histoire

10 monuments incontournables de Paris et leur histoire

Paris est une ville qui attire des millions de touristes chaque année.

La ville regorge de monuments, de musées et d’attractions qui valent le coup d’œil.

Paris est l’une des villes les plus visitées au monde. Avec ses monuments historiques et sa culture, elle est une ville magnifique, qui n’a jamais perdu sa popularité. Nous vous présentons quelque monument de la ville de Paris et ce qu’ils racontent au sujet de l’histoire de France.

Découvrez notre liste des plus importants monuments de Paris sur l’application Henoo !

Henoo  c’est l’application  gratuite  et  collaborative  qui vous  permet de découvrir et partager le patrimoine qui vous entoure !

La Tour Eiffel

La Tour Eiffel - Paris

©Canva – jotily de la part de getty images

Lieu le plus emblématique de France, il semblait évident de citer la Tour Eiffel !

Entourée du parc « Mars Champs-Elysées » elle s’élance vers le ciel dans un cadre verdoyant et naturel, un pur bonheur pour les joggeurs et amoureux de balades romantiques.

C’est un monument haut d’une histoire qui remonte à plusieurs siècles. En effet, la tour a été construite en 1889 par Gustave Eiffel pour l’Exposition universelle française, de simple installation temporaire qui devait être détruite, elle est finalement devenue le symbole de la ville.

Lorsqu’elle a été construite, elle était la tour la plus haute du monde pendant quarante ans. Le coût total de sa construction a été évalué à 1,5 million d’euros.

Le saviez-vous ? En hiver, la Tour Eiffel rétrécit de 4 à 8 centimètres. Lorsque la température augmente, il reprend sa taille d’origine. En effet, par temps chaud, la dilatation du métal fait bouger le monument, avec une inclinaison record de 18 cm en 1976.

L’Arc de Triomphe

Arc de Triomphe,10 monuments de Paris et leur histoire

L’Arc de Triomphe de l’Étoile est un monument historique français situé sur la place de l’Étoile, à Paris.

Il vous faudra gravir 284 marches pour atteindre le sommet de l’Arc de Triomphe mais on vous rassure, vous aurez de quoi savourer cette victoire au sommet ! Du haut de la terrasse panoramique, le point de vue que nous offre l’Arc de Triomphe est une véritable merveille permettant d’embrasser d’un regard tout Paris.

L’Arc de Triomphe est souhaité par Napoléon Ier dès 1806 au lendemain de la bataille d’Austerlitz sous ces paroles  « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe » se référant alors aux arcs de triomphe érigés sous l’Empire romain. Ainsi, l’architecte Jean-François Chalgrin s’inspire de l’arc romain de Titus mais s’en distingue avec ses dimensions sans précédent et l’absence de colonnes.

L’Arc de triomphe est inauguré en 1836 sous le règne de Louis-Philippe, qui le dédie aux armées de la Révolution et de l’Empire.

Le saviez-vous ? L’aviateur français Charles Godefroy a fait passer son avion de chasse par l’arche afin d’honorer les pilotes qui ont sacrifié leur vie pendant la Première Guerre mondiale.

Basilique du Sacré-Coeur

la sacré coeur paris

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La Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, dite du Serment National, est un lieu de culte depuis l’Antiquité.

Des Druides gaulois, sanctuaire romain dédié à Mars et Mercure à l’ancienne église Saint-Pierre de Paris, église Louis VI du XIIe siècle près de l’Abbaye Royale de Montmartre en passant par le Roi et sa femme Savoie d’Adélaïde… La colline a toujours été sacrée !

La Basilique du Sacré-Cœur est née d’un vœu national (et non seulement parisien) en 1870, lorsque la guerre éclate entre le France et l’Allemagne. En effet, suite à la défaite militaire de la France, ce souhait de bâtir une église dédiée au Sacré-Coeur de Jésus à Paris naît, en signe de pénitence, de confiance, d’espérance et de foi.

C’est en 1873 que l’Assemblée nationale vote le projet de construction, elle est inaugurée officiellement en 1891.

Le saviez-vous ? Un miracle se produit en avril 1944 : 13 bombes éclatèrent sur le Sacré-Coeur sans faire aucune victime.

Place et Obélisque de la Concorde

Place de la concorde paris

© Aliaksei Skreidzeleu de Getty Image via Canva.com

Au pied de l’ avenue des Champs-Élysées s’étend sur 8,64 hectares la place de la Concorde qui se distingue de ses sœurs par l’Obélisque de Louxor qui se dresse en son centre.

L’Obélisque est âgé de 3 300 ans avec J-C et érigé en mai 1998. Son charme est aussi dû aux prestigieux hôtels qui la bordent et les deux fontaines monumentales ( Fontaine des Mers et Fontaine des Fleuves ).

Créée en 1772, la plus importante création du siècle des Lumières est d’abord célèbre pour avoir été l’un des lieux d’exécution pendant la Révolution Française. C’est entre autres sur celle-ci que Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés . Le nom qu’elle porte aujourd’hui a été choisi par le Directoire pour honorer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur.

Son nom change plusieurs fois au cours de l’histoire témoignant de l’instabilité des régimes politiques Français depuis 1789 et traduisant ainsi les séries d’événements joyeux, tragiques ou glorieux qui se sont déroulés sur son sol.

Entre 1836 et 1846, l’architecte Jacques-Ignace Hittorf façonne et la transforme pour devenir celle que l’on connaît de nos jours.

De plus de 22 mètres de haut et dépassant les 200 tonnes, cette imposante colonne a plus 3000 ans d’Histoire. L’Obélisque était installé en Egypte à l’entrée du temple de Louxor.

Le saviez-vous ? L’ obélisque de la Place de la Concorde est le plus vieux monument de Paris ! Édifié par le pharaon Ramsès II au 13e siècle avant JC, l’obélisque symbolise un rayon de soleil, hommage au dieu du soleil Amon, son rôle serait d’entretenir un lien entre le monde des dieux et le monde des hommes. C’est un gage d’amitié pour le travail de Champollion, qui a été le premier à traduire les hiéroglyphes.

Le voyage de l’obélisque remonte au XIXe siècle, en 1839, et durera plus de deux ans. C’est enfin le 25 octobre 1836 que plus de 200 000 spectateurs ont assisté à l’élévation de l’obélisque sur la place de la Concorde, place représentant la royauté.

Ensuite, l’histoire de son déplacement a été ajoutée sur les quatre côtés du piédestal avant que l’obélisque soit coiffé d’une petite pyramide recouverte de feuilles d’or en 1998, sous la présidence de Jacques Chirac.

La Sainte Chapelle

vitraux sainte chapelle

©canva – chris chabot de la part de getty images

La Sainte-Chapelle, également appelée Sainte-Chapelle du Palais, est une chapelle palatine construite sur l’Ile de la Cité à Paris, à la demande de Saint Louis, pour abriter la Sainte Couronne d’épines, un morceau de la Vraie Croix et diverses reliques de la Passion qu’il possédait depuis 1239.

Loin d’être une église classique, la Sainte-Chapelle est un véritable chef-d’œuvre, se distinguant par l’élégance et la hardiesse de son architecture inspirée de l’art gothique ! Construite au XIIIe siècle comme sanctuaire pour recueillir les reliques du Christ, elle est la première des Saintes chapelles à être édifiée.

Ornée d’un ensemble unique de quinze fenêtres et d’une rosace qui forme un véritable mur de lumière, laissez-vous séduire par les 1113 vitraux faisant aujourd’hui la richesse de ce joyau gothique rayonnant.

Dans la catégorie des édifices les plus impressionnants de la capitale, la Sainte-Chapelle occupe une place prépondérante ! C’est alors sans surprise qu’elle est le troisième monument géré par le Centre des monuments nationaux le plus visité après le  Mont Saint-Michel   et l’ Arc de triomphe de l’Étoile .

Le saviez-vous ? En arrivant aujourd’hui à la Sainte-Chapelle, on découvre d’abord la Chapelle Basse. Cette belle salle possède un plafond orné de moulures et de voûtes à ogives, elle ne peut cependant pas rivaliser avec la chapelle haute et les 113 vitraux qu’elle comporte.

Cette deuxième salle a toujours été plus prestigieuse que la première : elle était à l’origine destinée à abriter des reliques et était réservée au roi et à sa famille, tandis que la chapelle basse était réservée uniquement au personnel du Palais.

Cathédrale Notre-Dame de Paris

Eglise Notre-Dame de Paris

©canav – de la part de michal collection

L’histoire de la cathédrale Notre-Dame est étroitement liée à l’histoire de France.

C’est l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale si ce n’est du pays. Maurice de Sully, évêque de Paris, propose la construction d’une église-cathédrale dédiée à la Vierge Marie s’inscrivant dans un grand chantier de réaménagement de la ville. Sa construction s’étend sur environ deux siècles, de 1163 au milieu du XIVe siècle.

La cathédrale devient au fil des années un haut lieu de culte et s’agrandit pour devenir un modèle de l’architecture religieuse.

Durant la Renaissance, les goûts évoluent, son attrait est délaissé. Les artistes de la Renaissance se détournent de l’art gothique considéré comme « l’œuvre de barbares ». Ils camouflent les piliers, recouvrent les murs et arcades d’immenses tapisseries et tentures. De grands aménagements ont lieu au XVIIIe siècle.

Malmenée par les intempéries et la Révolution, la cathédrale subit de nombreux actes de vandalisme, des statues sont décapitées, les verrières sont brisées, les pavements défoncés, le sol encombré de gravats… Si bien qu’elle menace de s’effondrer au XIXe siècle.

Heureusement pour elle, elle connaît un regain de popularité grâce à Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, l’État décide donc de travaux de restauration au XIXe siècle.

Alors que le tragique incendie remonte à 3 ans, le chantier de reconstruction de la cathédrale est toujours en cours. Une réouverture au printemps 2024 reste envisagée.

« En 2024, vous verrez dans le ciel de  Paris  briller la flèche qui ne sera plus la flèche de Viollet-Le-Duc mais de Philippe Villeneuve [l’architecte en charge de la  reconstruction  – NDMLR] ! » a déclaré le général Jean-Louis Georgelin au début du chantier. On espère que notre belle cathédrale retrouvera bientôt toute sa splendeur et sa gloire d’antan !

Le saviez-vous ? Elles datent de la fin du XIIe, début XIIIe siècle, on les compte parmi les plus anciennes de Paris. On appelle « la Forêt » les charpentes du chœur et de la nef de Notre-Dame puisque la totalité de cette charpente représente l’équivalent d’une forêt de chênes de 21 hectares.

Opéra de Paris – Palais Garnier

Quartier de l'opera paris

©Canva – olegalbinsky de la part de getty images signatures

L’ Opéra de Paris est la compagnie française d’opéra et de ballet qui succède à celles réunies en 1669 au sein de l’Académie royale de musique.

La construction de l’Opéra résulte d’une succession de rebondissements dans le milieu des théâtres parisiens.

Cet opéra a été appelé « Opéra de Paris » jusqu’en 1989, date de l’ouverture de l’Opéra de Bastille. Il prend donc le nom de son architecte « opéra Garnier » ou « palais Garnier ».

La première pierre de l’Opéra est posée le 21 juillet 1862. Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, le chantier est arrêté et l’Opéra sert de magasin. Il est difficile de poursuivre les travaux, le coût du chantier s’avérant bien plus important que ce qui avait été prévu.

Mais la nuit du 28 au 29 octobre 1873, un tragique événement vient donner un coup de pouce à Garnier : l’Opéra Le Peletier prend feu ne laissant que quelques murs calcinés. On demanda à Garnier d’accélérer les travaux et on lui accorda six-millions neuf cent mille francs supplémentaires !

L’Opéra Garnier est achevé le 30 décembre 1874 et inauguré par le président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, le 5 janvier 1875.

Le Panthéon

Panthéon Paris

© Canva – symeonidis dimitri de la part de getty images

Cette merveille architecturale perchée sur la montagne Sainte Geneviève fait partie des monuments les plus prestigieux de la ville ! Ce véritable temple de la Nation française de style néo-classique a pour vocation d’origine, au XVIIIe siècle d’être une église qui rendrait hommage à Sainte-Geneviève, Sainte Patronne Paris.

À travers cette architecture religieuse exemplaire, Soufflot répondait au vœu de Louis XV de glorifier dignement la monarchie en la personne de la sainte Geneviève mais de répondre aussi à son désir caché qui était de concurrencer l’Eglise Saint-Pierre de Rome en créant un monument aussi somptueux au cœur de la capitale.

Depuis la Révolution française, il a pour vocation d’honorer de grands personnages ayant marqué l’Histoire de France (outre les carrières militaires normalement consacrées à l’Hôtel des Invalides ).

Au XIXe siècle, il reçoit une affectation tantôt religieuse, tantôt patriotique. En effet, le rôle politique ou religieux du Panthéon a toujours fait l’objet de polémiques. C’est depuis la fin du 19 e  siècle que les Français illustres y sont définitivement honorés.

Les cendres des grands Hommes de la Nation y sont abritées : Hommes politiques, écrivains, scientifiques, résistants, défenseurs des valeurs républicaines…. Les plus grands esprits Français de Victor Hugo à Voltaire en passant par Rousseau, Zola ou encore Marie Curie et depuis le 1er Juillet 2018, Simone Veil, ce monument est un véritable trésor et lieu de mémoire.

Côté architecture, les murs du Panthéon sont recouverts de peintures du XIXème siècle et les plafonds ornés de jolies décorations. Au centre, vous pourrez découvrir le Pendule de Foucault : découverte majeure de notre civilisation attestant la preuve de la rotation de la Terre (pendule visible également au Musée des Arts & Métiers ).

Le saviez-vous ?  Certains défunts furent éjectés du Panthéon ! C’est le cas de Mirabeau , qui avait été inhumé au Panthéon mais qui en fut sorti 3 ans plus tard puisqu’ a ccusé de corruption . Il fut remplacé le jour même par  Marat … qui sera lui aussi expulsé 5 mois plus tard… À ce jour, leurs corps n’ont pas été retrouvés.

Le cimetière du Père-Lachaise

Le cimetière du Père Lachaise - Paris

©Le cimetière du Père Lachaise

Le cimetière du Père-Lachaise ouvert le 21 mai 1804, est très certainement le cimetière le plus célèbre de Paris voire du monde. Il tient son nom du confesseur du roi Louis XIV, le père François d’Aix de La Chaise .

Si Paris regorge de cimetières fascinants ( Montparnasse , Montmartre , Batignol ), celui-ci est à bien des égards le plus surprenant et le plus beau. Le cimetière accueille un bon nombre de célébrités du monde entier. Il accueille chaque année plus de trois millions et demi de visiteurs, ce qui en fait le cimetière le plus visité au monde !

En vous promenant dans les rues pavées, vous tomberez sur des cerisiers, érable, châtaignier, saule pleureur, noyer… Conçu par l’architecte Alexandre Brongniart, le cimetière du Père-Lachaise compte environ 5 000 arbres répartis sur une superficie de 44 hectares. La conception du cimetière mêle parc à l’anglaise et lieu de recueillement.

De différents styles de l’art funéraire sont représentés : tombe gothique, caveau haussmannien, mausolée à l’antique… Le visiteur croisera alors les sépultures de personnes célèbres : Honoré de Balzac, Guillaume Apollinaire, Frédéric Chopin, Colette, Jean-François Champollion, Jean de La Fontaine, Molière, Yves Montand, Simone Signoret, Jim Morrison, Alfred de Musset, Edith Piaf, Camille Pissarro, Oscar Wilde.

Le saviez-vous ? Le succès du cimetière fut d’abord mitigé, les Parisiens réticents à voyager trop loin de Paris pour enterrer leurs proches. Avec ruse, les dirigeants de l’époque décident d’y déplacer deux hommes populaires en 1817 pour la rendre plus attractive, Molière et Jean de la Fontaine ainsi que le couple légendaire Héloïse et Abélard.

Il a fallu peu de temps… La commercialisation est née ! Une opération pour faire passer le cimetière de 2 000 tombes en 1815 à… 33 000 en 1830 avec plus de 70 000 de nos jours !

Le Palais Royal

Jardins Palais-Royal Paris

© LPLT — Wikipedia

Le Palais Royal est un ensemble imposant situé en face du Musée du Louvre construit par l’architecte Jacques Lemercier, bâtisseur de la Sorbonne. Il abrite maintenant le conseil d’État et la Comédie Française.

C’est le témoignage de trois siècles d’architecture. À l’origine Richelieu achète en 1624 l’hôtel de Rambouillet pour 90 000 francs. En plus d’être proche du Louvre, l’hôtel est bordé par un fragment  de l’enceinte de Charles V qui peut, s’il est démoli, fournir un grand espace en ville derrière son hôtel. Le Palais-Royal s’appelait d’abord le « Palais-Cardinal ».

, le corps principal datant de 1634 devient la résidence royale de la famille d’Orléans en 1661. À sa mort, le Cardinal lègue son palais au roi Louis XIV.

La régente Anne d’Autriche s’y installe de 1643 à 1652, quittant les appartements du Louvre, pour profiter du jardin où peuvent jouer le jeune Louis XIV et son frère. Cependant, pendant les troubles de la Fronde, des insurgés entrent de force dans le Palais-Royal et défilent devant le lit royal. Louis XIV sera marqué et ne voudra plus y résider.

Le palais est donc cédé au frère du Roi et restera de longues années dans la famille des ducs d’Orléans.

Les travaux ont été achevés et remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles. Véritable lieu de loisir des parisiens et des touristes entouré d’antiquités monumentales très élégantes du XVIIIe siècle.

Somptueux et paisibles, les jardins s’étendent majestueusement dans un superbe ensemble architectural tourné vers l’avenir avec ses colonnes de Buren .

Le saviez-vous ? Louis XIV a failli s’y noyer ! Comme dit précédemment, Richelieu lègue le Palais à Louis XIII en 1642. Le roi y installe alors sa femme la reine Anne d’Autriche et leur fils Louis XIV, âgé de 4 ans.

Louis XIV adore jouer dans les jardins. Un jour, le jeune garçon échappe à la surveillance de sa nourrice et manque de se noyer dans l’un des bassins du jardin ! Il sera tout de même sauvé.

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Tour Eiffel

En 1889, lors de son inauguration, la Tour Eiffel détenait le record de la plus haute construction avec 300m de haut.

Tour Eiffel

Historique de la Tour Eiffel

Initialement construite pour célébrer le centenaire de la Révolution à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 elle devait être démontée ensuite. Depuis cette structure d’acier qui défiait les règles de l’architecture demeure le symbole de Paris. Elle servit d’antenne émettrice de radio et télégraphe dès les années 20 puis ensuite devint relais de radio et télévision pour Paris et sa région.

En remportant le concours de projet pour l’Exposition Universelle de 1889 l’ingénieur Gustave Eiffel prouvait au grand public la résistance de ces structures métalliques qu’il avait mis au point comme constructeur de viaducs ferroviaires. L’opinion publique était quant à elle très partagée tout au long de la construction au point qu’Eiffel dut intervenir personnellement pour la rassurer. Cela n’empêcha point Guy de Maupassant de quitter Paris pour éviter la vue de cette « carcasse métallique ». Heureusement elle eut pour héros des champions de la modernité tels que Seurat et Le Douanier Rousseau qui la peignirent respectivement en 1889 et 1890.

Un siècle plus tard certains l’escaladent à mains nues, sans corde, ou bien sautent du 3ème étage en parachute, … Exploits qui se terminent immanquablement au commissariat de Police!

La Tour Eiffel, un monument emblématique

La Tour Eiffel est l’un des symboles les plus reconnaissables de la ville de Paris, qui est souvent considérée comme l’une des plus belles villes du monde. Elle est devenue au fil du temps un symbole de la ville et une attraction touristique incontournable . Elle a été construite pour l’Exposition universelle de 1889 à Paris pour célébrer le centenaire de la Révolution française. Elle a été considérée comme un exploit technologique à l’époque de sa construction car elle a été la première tour en fer à être construite au monde. Elle est également restée pendant de nombreuses années la plus haute structure de la planète, représentant l’ingéniosité et la créativité humaines.

La Tour Eiffel offre une vue imprenable sur Paris depuis son sommet. De là-haut, les visiteurs peuvent voir les toits de Paris, la Seine et les nombreux monuments célèbres de la ville, ce qui en fait un lieu privilégié pour les photographes, les touristes et les visiteurs. Elle est constituée de 12000 poutres d’acier assemblées par 2500 000 rivets. Elle compte trois étages : 

  • Le 1er à 57m,
  • le second à 115m,
  • le troisième à 276m.

Le sommet de l’antenne est à 320m du sol.  Depuis le 3ème étage on peut admirer Paris et sa banlieue et les jours de grand beau on aperçoit la cathédrale de Chartres. 

En tant que monument historique, la Tour Eiffel n’a pas subi de changements majeurs ces dernières années, voici  quelques caractéristiques notables du monument : 

  • La Tour Eiffel est haute de 324 mètres , ce qui en fait la plus haute structure de Paris et l’un des monuments les plus hauts du monde.
  • La Tour Eiffel est construite en fer puddlé , un matériau innovant pour l’époque de sa construction. Elle se compose de quatre piliers couronnés par une plateforme d’observation à chaque niveau, avec un restaurant renommé situé au sommet.
  • Ces dernières années, des efforts ont été déployés pour améliorer l’expérience des visiteurs à la Tour Eiffel, notamment la modernisation de l’éclairage et l’installation d’ascenseurs plus rapides et plus écologiques.
  • La Tour Eiffel est également utilisée pour des événements spéciaux et des célébrations, tels que la Fête de la musique, les feux d’artifice du 14 juillet, et les défilés de mode. 

La Tour Eiffel est un lieu de célébration pour les événements spéciaux, tels que les feux d’artifice , les défilés militaires et les événements sportifs . Elle est également utilisée pour commémorer des événements tragiques, comme les attentats terroristes de 2015 à Paris, qui ont vu la Tour Eiffel éclairée en bleu-blanc-rouge en hommage aux victimes.

Adresse :  Champs de Mars  75007 Paris Téléphone :  01 44 11 23 23

Pour s’y rendre : 

  • Métro ligne 6 : Bir Hakeim
  • Bus : 42, 69, 72, 82
  • RER C : Champs de Mars
  • Par ascenseur de 9h30 à 23h.
  • Juillet et août : 9h à 24h.
  • Dernière admission 1h avant la fermeture. 

Site officiel :  https://www.toureiffel.paris

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  • Tour Eiffel
  • Chronologie

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  • Inauguration

Propriétaire

Inscription

Situation : Paris, France

GPS : 48° 51' 30.13'' Nord / 2° 17' 40.13'' Est

Description

Ses dimensions

  • Gustave Eiffel

Comment la visiter ?

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Chronologie des événements de la tour Eiffel

De sa conception à nos jours, la tour Eiffel a eu une histoire mouvementée, comme ça a été le cas pour pas mal d'autres monuments qui dérangeaient la population de l'époque. Quelle drôle d'idée que de vouloir construire une structure métallique de 1000 pieds de haut en plein Paris, ville romantique s'il en est ? Et pourtant, qui, de nos jours, souhaiterait la faire disparaître de l'horizon de la ville, la considérant inutile, inesthétique, voire dérangeante ?

Voici les grandes étapes de la vie de la tour, de la fin du XIXe siècle à nos jours. L'histoire détaillée peut être lue sur cette page .

Repère historique : Avant la construction

1874 : Proposition d'un tour de 300m par les ingénieurs américains Clarke et Reeves.

Cette tour était censé être construite dans l'enceinte de l'exposition du centenaire, à Philadelphie. Il s'agissait d'un tube conique en fonte de très grande taille. Ce projet ne verra jamais le jour, faute de volonté, mais aussi de moyens financiers. C'était pourtant le premier projet réellement réalisable de tour de plus de 300m ( En savoir + )

1881 : Proposition d'une tour solaire de 300m destinée à l'éclairage de Paris.

Autre tentative de construction d'une tour gigantesque, cette proposition d'Amédée Sébillot, ingénieur électricien et de Jules Bourdais, architecte, avait pour but l'édification d'une tour de 300m dotée d'un phare puissant pouvant éclairer Paris. Ce projet qui semblait peu réaliste ne l'était pas tant que ça, mais il ne fut jamais construit. ( En savoir + )

6 juin 1884 : Première proposition de tour de Maurice Koechlin et Émile Nouguier, les chefs des bureaux d'étude et des méthodes d'Eiffel

Maurice Koechlin et Émile Nouguier, les chefs des bureaux d'étude et des méthodes d'Eiffel, dessine le plan d'une tour de 300m en fer et la propose à Gustave Eiffel. Ceui-ci rejette le projet mais les encourage à poursuivre cette étude, trouvant l'idée intéressante mais la tour inesthétique.

18 septembre 1884 : Nouvelle présentation d'une tour de 300m à Gustave Eiffel. Ce dernier l'accepte

Suite à son rejet quelques mois plus tôt par Gustave Eiffel, le projet d'une tour en plein Paris a été refait, la tour est structurellement crédible et en plus, esthétique. Eiffel dépose un brevet pour les méthodes d'édification d'une tour métallique de 300m.

1er mai 1886 : Lancement d'un concours pour la construction d'une tour de 300m à l'occasion de l'exposition universelle de 1889

Un concours pour édifier une tour de 300m à l'occasion de l'exposition universelle de 1889 est lancé. Fort de ses relations privilégiées avec le ministre, Eiffel établit lui-même une part des contraintes qui seront appliqués et devance ainsi ses concurrents.

12 mai 1886 : Formation de la commission d'étude des projets

Suite au lancement du concours pour la construction d'une tour de 300m en plein Paris, le comité pour l'Exposition Universelle de 1889 constitue une commission d'étude pour analyser et choisir le lauréat.

8 janvier 1887 : Signature du contrat de concession.

La commission signe avec Gustave Eiffel un contrat de concession pour l'exploitation de la tour qu'il doit construire au Champs-de-Mars. Ce contrat stipule que l'exploitation a une durée de 20 ans, soit jusqu'au 31 décembre 1909. Le projet est en marche.

Repère historique : 28 janvier 1887, début de la construction

28 janvier 1887 : Début des travaux.

C'est le 28 janvier 1889 que commence réellement les travaux aux Champs-de-Mars. Le projet attaque tout d'abord le creusement des fouilles de la pile N°2, côté école militaire, là où le terrain est le plus simple à creuser.( En savoir + )

29 janvier 1887 : Début du creusement des fouilles de la pile N°3.

Le lendement les fouilles de la pile N°3, également du côté de l'école militaire, sont attaquées. La création des fondations complètes durera plusieurs semaines.

début février 1887 : Début du creusement des fouilles de la pile N°4.

Les fondations de la pile N°4 et 1 sont plus complexes à faire car elles sont en bord de Seine, Eiffel doit faire face à des infiltrations. Pour pallier le problème il utilisera un système à air comprimé, technologie novatrice en la matière.

14 février 1887 : Parution de la lettre de protestation de 47 artistes contre la tour Eiffel.

Devant l'avancée des travaux 47 artistes de l'époque se joignent pour faire paraître une lettre dénonçant les méfaits de la tour Eiffel, accusée d'inesthétisme et de danger, compte tenu de sa taille et de son poids. ( En savoir + )

23 février 1887 : Fin du creusement des fouilles de la pile N°2.

Les fouilles de la pile N°2, la première à avoir commencé, sont terminées. Les maçon commencent leurs travaux pour faire les massifs, puis les fondations elles-mêmes.

4 mars 1887 : Début de la maçonnerie de la pile N°2.

Une fois les fouilles creusées les maçons entrent en scène. Ils coulent les lourds massifs de béton, puis font les fondations et montent les socles.

8 mars 1887 : Fin du creusement des fouilles de la pile N°3.

Il aura fallut un peu plus d'un mois pour creuser les fouilles de la pile N°3. Les terres ont été soit aplanies sur le sol entre les piles, soit évacuées par des tombereaux hippomobiles. On a utilisé également des wagons.

9 mars 1887 : Début des fondations de la pile N°3.

Troisième pile dont les maçons attaquèrent les fondations. C'est la seconde pile côté Ecole militaire.

25 mars 1887 : Début des fondations des fouilles de la pile N°4.

Début de la maçonnerie de la dernière pile, suite à la fin du creusement des fouilles.

9 avril 1887 : Fin de la maçonnerie de la pile N°1.

C'est à cette date que le socle de la pile N°1 est définitivement terminé.

10 avril 1887 : Fin de la maçonnerie de la pile N°2.

Ce deuxième socle est définitivement terminé le lendemain de la pile N°1.

fin avril 1887 : fin des maçonnerie de la pile N°3.

Il faudra attendre la fin du mois pour que la pile N°3 soit achevée.

16 juin 1887 : fin de la maçonnerie de la pile N°4.

C'est mi-juin que la dernière des quatre piles a ses fondations définitivement terminées. Il ne reste alors plus qu'à poser les contre-sabots dans lesquels viendront se mettre les sabots servant de point de départ des arbalétriers. ( En savoir + )

juin 1887 : Fin de la pose des sabots d'appui de la structure métallique.

En juin 1887 toute la partie maçonnerie est terminée, la partie métallique peut donc commencer.

Repère historique : 1er juillet 1887, début de la construction de la structure métallique

1er juillet 1887 : Début de la construction de la structure métallique.

C'est moins de 6 mois après avoir commencé la construction que les ouvriers ont pu commencé l'assemblage de la partie métallique. Les poutres, poutrelles et autres entretoises sont montés individuellement à partir du sol. Au début, il n'y avait pas besoin de grues ni d'échafaudage.

2 septembre 1887 : Installation de la première grue de montage, sur la pile N°3.

Deux mois après le début de la construction de la partie métallique les échafaudages n'étaient plus suffisants pour monter à la bonne hauteur les pièces. C'est sur la pile N°3 qu'elle est montée. Trois autres grues seront installées par la suite, elles ne seront utilisées toutes que jusqu'au deuxième étage, car à partir de là il n'y avait plus la place de les utiliser toutes. ( En savoir + )

10 octobre 1887 : La hauteur des piles atteint le point de basculement.

Pour l'éviter, Eiffel utilise des échafaudages et des boîtes à sable. Le point de basculement, c'est cette hauteur qui fait que la structure d'une pile, s'éloignant de plus en plus de sa base, risque de basculer dans le vide, attiré par la gravité sous son propre poids. Pour éviter ça Gustave Eiffel fit installer des échafaudages sous les piles, chacun se terminant par une boîte à sable, c'est à dire une boîte dont on pouvait retirer le sable peu à peu pour régler la hauteur d'appui très précisément. ( En savoir + )

4 décembre 1887: Fin du montage des 4 premiers panneaux.

Les panneaux, ce sont ces 'tranches' horizontales de tour Eiffel qui en comptent 29. Les 4 premiers la font monter jusqu'au 1er étage.

7 décembre 1887 : Jonction des quatre pilier au niveau du premier étage.

Cette jonction est un grand moment technologique. Chaque pile étant indépendante les unes des autres il n'était pas sûr qu'elles soient toutes à la bonne hauteur, donc pour éviter les problèmes chaque pile avait, au niveau du socle, un vérin de grande puissance capable de régler la hauteur définitive de la pile. C'est la raison pour laquelle on dit parfois que la tour Eiffel est monté sur vérin. ( En savoir + )

18 décembre 1887 : Commencement du montage des poutres horizontales du 1er étage.

Une fois les 4 piles alignées il fallait monter les poutres maitresses d'assemblage du 1er étage, qui marque la réunion des 4 piles en une ceinture commune.

1er mars 1888 : Fin du montage du premier étage.

Entre l'installation des poutres du premier étage, l'opération la plus délicate, la pose des poutrelles, la création de la galerie et la pose des garde-fous le temps de travail n'a pas excédé 4 mois, ce qui semble très rapide quand on connait les moyens de l'époque.

1er avril 1888 : Début de l'élévation vers le 2e étage.

Une fois le premier étage terminé l'échafaudage qui était au sol est monté sur la première plate-forme pour que les ouvriers puissent travailler dans des conditions correctes. La hauteur commence à être importante, la tour domine déjà le plus haut bâtiment de Paris.

avril 1888 : Installation d'une cantine au 1er étage, pour les ouvriers.

Chaque ouvrier mettait approximativement 30 minutes pour monter au 3e étage de la tour, ce qui est très rapide. Mais si ils devaient redescendre tout en bas pour déjeuner, à midi, pour y remonter ça aurait été encore plus dangereux. Pour éviter ça Gustave Eiffel a créer une cantine au premier étage, cantine quasiment gratuite, car Eiffel rattrapait son coût par la productivité gagnée.

7 mai 1888 : Début du montage des arcs décoratifs.

Les arcs décoratifs sont des éléments importants, malgré le fait qu'il ne s'agisse pas d'un élément structurel. Mais le succès de la tour Eiffel réside aussi dans sa beauté, d'où l'importance des ouvriers en charge de la décoration.

14 août 1888 : Fin de l'installation de la 2e plate-forme.

La fin de l'installation de la 2e plate-forme marque une étape dans la construction de la tour. A partir de là, les 4 piliers se joignent en un seul pilone, nécessitant une modification des techniques de montage.

31 août 1888 : Fin du montage des arcs décoratifs.

Les arcs décoratifs étaient assez longs à poser, il a quand même fallu 4 mois. Mais c'était un élément important de la tour, qui participe à sa popularité.

Septembre 1888 : Début des travaux du deuxième étage.

La tour s'élève désormais dans la ciel parisien par dessus tout autre bâtiment, elle est visible d'un peu partout où le regard porte.

19 septembre 1888 : Mouvement de grève des ouvriers

21 septembre 1988 : Accord salarial avec les employés, qui marque la fin de la grève

Cette grève a été éphémère, elle n'a duré que 3 jours. Les ouvriers ont partiellement eu gain de cause, avec l'obtention d'une augmentation. La prime de risque, elle, n'est pas changé, Eiffel estimant que le risque est le même de 40m ou de 280m.

23 septembre 1888 : Début des travaux des soubassements

Les soubassements correspondent à l'intérieur des socles. Ils pouvaient être faits ultérieurement car ils n'influençaient en rien les supports de la tour.

30 novembre 1888 : Fin du montage de la plate-forme intermédiaire, début du montage au dessus.

La tour n'en fini pas de monter dans les airs. La plate-forme intermédiaire est destinée au transbordement des passagers entre les 2e et 3e étage, à l'époque de la construction il n'était pas possible, pour un ascenseur, de monter directement au 3e sans passer par un pallier. C'est le rôle de cette plate-forme intermédiaire. De nos jours elle est inutilisée.

4 janvier 1889 : Fin des travaux des soubassements

Fin des travaux sous les socles, qui avaient commencé le 23 septembre. Ils n'ont donc duré qu'un peu plus de 3 mois.

5 janvier 1889 : Début des travaux pour l'installation des ascenseurs Otis (Piliers Nord et Sud)

Le 5 janvier marque le début des travaux des pièces mécaniques d'accès aux étages. Les ascenseurs Otis sont les premiers installés, ils seront suivis immédiatement de autres ascenseurs.

19 janvier 1889 : Début de la mise en place des cabines des ascenseurs "Roux et Combaluzier" (Piliers Est et Ouest)

Le même mois les isntallateurs des ascenseurs Roux et Combaluzier, futur Schneider, viennent sur la tour mettre en oeuvre les parties mécaniques nécessaires. A noter que pour les ascenseurs, c'est le personnel du fournisseur de matériel qui vient l'installer, ce ne sont pas les ouvriers du chantier d'Eiffel. ( En savoir + )

janvier 1889 : Début du montage des restaurants du 1er étage

A l'époque de la construction les plates-formes étaient des galeries faisant le tour de l'étage. Chacune avait des bâtiments qui lui étaient propre. Au premier étage, il y avait 2 restaurants (un russe, un français), un bar anglo-américain, et un théâtre.

11 février 1889 : Début du montage des machines et des pompes

En même temps que l'on s'activait sur les parties supérieures pour la mise en route des restaurants, les ouvriers travaillaient sur l'installation des différentes pompes hydrauliques qui manoeuvraient les ascenseurs.

20 février 1889 : Début de l'installation de l'ascenseur Edoux, qui mène au 3e étage

Ce n'est qu'après avoir installé les ascenseurs montant au 2e étage que l'on s'attaqua à l'ascenseur Edoux, qui montait au 3e étage. Il était en deux parties, l'une montait à la plate-forme intermédiaire, l'autre au sommet.

24 février 1889 : Fin des travaux de la 3e plate-forme, début des travaux au-dessus.

La tour est presqu'entièrement achevée. Il ne reste que la partie supérieure, contenant un local technique, une pièce réservée à Mr Eiffel, le campanile, et enfin la hampe du drapeau.

11 mars 1889 : Début de la pose des réservoirs et des canalisations

C'est à peu près 20 jours après le début des travaux sur les pompes que furent posés les réservoirs et les canalisations de ces pompes. Il s'agissait d'éléments essentiels car les pompes hydrauliques avaient besoin d'une grande quantité d'eau, disponibles à volonté. Ces réservoirs étaient en place au sol, mais aussi dans les étages.

31 mars 1889 : Arrivée au sommet. Pose du drapeau tricolore.

L'inauguration de la tour Eiffel eut lieu le 31 mars 1889, il fut matérialisé par la pose du drapeau tricolore au sommet du campanile. ( En savoir + )

10 avril 1889 : Fin de montage des pompes et machines

C'est après l'inauguration que les machines d'ascenseur ont été terminé. L'inauguration a lieu, la plupart du temps, avant la fin effective des travaux. Dans le cas de la tour Eiffel c'est l'arrivée au sommet qui a marqué l'inauguration, mais la tour elle-même devait encore subir pas mal de travail, entre les ascenseurs, les restaurants, les équipements divers, etc.

14 avril 1889 : Fin des travaux de la structure métallique

Les dernières poutres ont été rivetées, les éléments de construction ont été descendu : Le 14 avril il n'y avait plus de travaux de structure à la tour Eiffel, c'était terminé.

15 avril 1889 : Début des travaux du restaurant côté Ecole militaire

Cet autre restaurant n'était pas encore monté, il le fut rapidement, d'ici l'ouverture.

1er mai 1889 : Fin de la pose des réservoirs et des canalisations

La fin du travail technique eut lieu à 6 jours de l'ouverture officiel de l'Exposition Universelle. Si le timing a été juste, il a été respecté, bien qu'il ai resté quelques travaux de mise en service des ascenseurs et quelques poutrelles à rivetées.

Repère historique : 6 mai 1889, ouverture de l'exposition universelle

6 mai 1889 : Ouverture de l'exposition universelle de 1889

La tour Eiffel sert de portail d'entrée à l'exposition universelle de 1889. Le Monde découvre alors la grandeur de cette structure édifiée en plein Paris. Les travaux s'y poursuivent malgré tout, ce qui fait que les visiteurs ne peuvent pas encore y monter.

15 mai 1889 : Ouverture de la tour au public

Le public peut enfin monter sur la tour Eiffel, mais par les escaliers uniquement, les ascenseurs n'étant pas encore mis en service. Les visiteurs arrivent en masse. Dès la première semaine on comptabilise 28 922 visiteurs, ce qui est énorme. Ce succès sera plus mitigé par la suite.

mai 1889 : L'éclairage de la tour est faite au gaz.

A sa création la tour Eiffel est éclairée de deux façons. Le monument lui-même est éclairé par des becs de gaz mise dans des globes de verre, pour la sécurité. Ils faisaient une lumière suffisante pour se déplacer et éclairer le monument. La 2e façon était un immense projecteur qui diffusait un faisceau bleu, blanc et rouge orienté vers les monuments de Paris. Il était électrique, lui.

26 mai 1889 : Mise en service d'un des deux ascenseurs "Roux et Combaluzier".

Le premier ascenseur a été mis en service est celui du pilier Est, c'est un Roux et Combaluzier, qui sera remplacé 10 ans plus tard.

1er juin 1889 : Fin des travaux de rivetage

Cette fois-ci, c'est réellement la fin des travaux sur la tour Eiffel, hors la pose des ascenseurs. Les équipes de monteurs quittent définitivement le chantier.

2 juin 1889 : Fin de la mise en place du 2e ascenseur "Roux et Combaluzier" et "Edoux"

Le 2e ascenseur Roux et Combaluzier est celui du pilier Ouest, son montage a été terminé le même jour que celui de l'ascenseur Edoux qui monte au 3e étage, avec nécessité de se faire transborder à mi-parcours sur la plate-forme intermédiaire.

4 juin 1889 : Mise en service du premier des deux ascenseurs Otis.

Cet ascenseur est dans le pilier Nord. De nos jours c'est toujours un ascenseur Otis qui nous monte au 2e étage dans ce pilier !

13 juin 1889 : Mise en service de l'ascenseur Edoux, qui mène au 3e étage. ( En savoir +

Il se sera passé 11 jours entre la fin des travaux de cet ascenseur et sa mise en service.

19 juin 1889 : Mise en service des deuxièmes ascenseurs "Roux et Combaluzier" et "Otis"

Dernier des 5 ascenseurs de la tour Eiffel a être mis en service, le 2e "Roux et Combaluzier" se trouvait dans le pilier Ouest. Le 2e Otis était dans le pilier Sud.

2 juillet 1889 : Visite d'Edmond et Jules Goncourt

De nombreuses personnalités sont venus sur la tour Eiffel durant l'exposition universelle. Le 2 juillet, c'était les frères Goncourt.

11 septembre 1889 : Eiffel organise un diner au 1er étage en compagnie de Thomas Edison

Eiffel et Edison avait des points communs, à commencer par le fait qu'il s'agissait de deux grands industriels. Edison offrit à cette occasion un phonographe, appareil dont il était inventeur et fabricant.

24 octobre 1889 : Début des travaux de Mr Cornu sur l'absorption atmosphérique des radiations

Dès que possible Eiffel donna l'autorisation d'utiliser la tour à des fins scientifiques, ça lui a permit, quelques années plus tard, de ne pas la voir être démonté. Le 24 octobre, c'est le jour d'une expérience qui fera faire un pas de plus dans la connaissance des radiations solaires. ( En savoir + )

1889 : Installation d'une imprimerie au 2e étage

C'est dès sa construction qu'Eiffel autorisa cet étrange évènement qu'est l'installation de l'imprimerie du "Figaro" au 2e étage de la tour. Le journal est réellement fabriqué sur place, avec la possibilité pour les visiteurs de faire inscrire leur nom dedans. ( En savoir + )

Repère historique : 31 octobre 1889, fermeture de l'exposition universelle

Durant cette exposition universelle 2 millions de personnes ont visité la tour Eiffel. Si c'est un grand succès, ce dernier ne perdurera pas, la tour n'atteindra jamais de telles fréquentations durant les premières années, même lors de l'exposition universelle de 1900.

31 décembre 1889 : Cessation d'activité de la société "Gustave Eiffel et Cie"

Bien triste journée pour Gustave Eiffel, qui est obligé de cesser l'activité de son entreprise suite au scandale de Panama. Il avait signé un contrat pour la fourniture des écluses du canal, et à ce titre a été tiré dans le scandale.

1er janvier 1890 : Début de la concession de 20 ans à Gustave Eiffel

A partir de ce jour Gustave Eiffel a 20 ans devant lui pour rentabiliser la tour, officiellement. Dans les faits il mettra tout ce qu'il peut pour qu'elle ne soit jamais démontée, et il y parviendra en lui trouvant une application militaire : Elle servait, au début du XXe siècle, d'antenne de réception pour la toute nouvelle technologie de radiodiffusion. ( En savoir + )

30 juin 1890 : Expérience nocturne de navigation aérienne à partir de la tour Eiffel

La tour pouvait également servir de balise de positionnement pour la navigation aérienne. A la fin du XIXe siècle l'aviation n'avait pas encore commencée, mais les ballons étaient utilisés pour se déplacer. L'expérience de localisation faite à partir de la tour a permit à un ballon de se diriger sur une distance de plus de 150 Kms. ( En savoir + )

6 octobre 1896 : Premiers essais de téléphotographie

La téléphotographie est tout simplement la photographie à distance. Le mécanisme est courant de nos jours, on appelle ça un zoom, sur nos appareils photos. Mais en 1896, il fallait utiliser un appareil photographique couplé à un système d'agrandissement.( En savoir + )

1897 : Remplacement des deux ascenseurs "Roux-Combaluzier".

Ces deux ascenseurs ne faisaient pas l'affaire, il a fallut les changer dix ans après leurs poses. Ils étaient installés dans les piliers Est et Ouest et ont été remplacés par des "Fives-Lille" hydrauliques, mis en service en 1899.

1898 : Eiffel autorise l'installation d'une station météo.

En fait, c'est un véritable laboratoire météo qui a été placé à son sommet sous la forme d'une plaque sur laquelle se tenaient différents instruments de mesuse et d'une pièce contenant les appareils enregistreurs. Il s'agit du premier observatoire de ce genre installé si haut. ( En savoir + )

5 novembre 1898 : Etablissement de la première liaison radio entre la tour et le Panthéon

C'est fin 1898 que fut posée une antenne herzienne par Eugène Ducretet qui réalise ainsi une communication téléphonique entre la tour Eiffel et le Panthéon, à 4 Kms de là. C'est la première expérience scientifique de grande ampleur que l'on doit à la tour Eiffel. ( En savoir + )

1899 : Mise en service des deux ascenseurs "Fives-Lille" hydrauliques.

Ces ascenseurs ont remplacés les "Roux-Combaluzier" dans les piliers Est et Ouest, arrivés en fin de vie, après seulement 10 ans d'utilisation.

1900 : L'éclairage initial est modifiée, elle devient entièrement électrique

Cet éclairage est pour la première fois entièrement électrique. Elle se compose de 5 000 ampoules disposées sur les côtés.

1907 : Installation d'une horloge lumineuse électrique

C'est l'un des premiers éléments plaqués sur la tour Eiffel, un cadran lumineux électrique donannt l'heure. Il sera suivi par bon nombre d'autres éléments, comme le compteur de l'an 2000, la publicité Citroën, le symbole de l'Europe, etc.

18 octobre 1909 : La tour Eiffel est contournée pour la première fois par un avion

Il s'agissait d'un Wright en bois et toile piloté par le comte de Lambert. Ce vol a marqué une étape dans l'aviation française.

31 décembre 1909 : Dernier jour théorique de la concession

Cette concession avait fait l'objet d'un contrat entre Eiffel et le comité pour l'Exposition Universelle. Il était destiné à permettre à l'auteur de rentabiliser son bâtiment, mais la tour n'a pas été démontée à sa fin, comme c'était prévu. C'est également ce jour qu'il y a eu un changement de propriété au profit de la ville de Paris. ( En savoir + )

1910 : Remplacement des deux ascenseurs.

En 1910 eut lieu un autre changement d'ascenseurs, ceux des piliers Sud et Nord. On y installa des Otis.

1912 : Mort de Franz Reichelt, l'homme-oiseau

Mr Reichelt est un tailleur de Longjumeau, une ville de la banlieue Sud de Paris. Persuadé d'avoir découvert une méthode pratique pour sauter de grandes hauteurs, il fabrique un modèle de parachute et convie la presse à assister à son saut. Celui-ci mourra écrasé au sol, son parachute n'étant pas assez efficace. ( En savoir + )

Repère historique : 1914, première guerre mondiale

1914 : Première utilisation militaire de la tour Eiffel.

Pendant la première guerre mondiale l'armée utilisa la tour en tant qu'antenne TSF et capte des messages importants, la tour devient un véritable outils au service de la France.

6 février 1922 : Ouverture officielle de Radio Tour Eiffel

Suite à de nombreux essais de TSF durant les années précédentes, Radio Tour Eiffel est créée. Trois ans plus tard ont lieu les premiers essais de télédiffusion.

1925 : Installation sur la tour de la publicité pour Citroën.

Cette publicité est très connue, même de nos jours. Il s'agissait d'une enseigne lumineuse faite de 250 000 lampes de couleurs différentes formant les lettres de la marque, verticalement. Cette illumination est restée 11 ans.

1933 : Installation d'une horloge lumineuse

Nouvelle horloge, après celle mise en place en 1907. Celle-ci a été offerte par André Citroën. Il s'agissait d'un cadran électrique à base d'ampoules format des aiguilles multicolores. Le cadran mesurait quand même 15m de haut.

26 avril 1935 : Début de la diffusion régulière d'émissions télévisuelles.

Repère historique : La rénovation de 1937

25 mai 1937 : Ouverture de "l'exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne"

Il s'agit en fait de l'appelation de l'époque des expositions universelles, plus tournées sur les arts et techniques. A cette occasion de nombreux travaux sont engagés sur la tour Eiffel, avec en particulier des jeux de lumière très travaillés.

1937 : Remplacement des restaurants du 1er étage.

Les 4 restaurants, dont un avait été transformé en théâtre, sont détruits. Seuls deux sont reconstruits. cet aménagement fait partie des nombreuses modifications faites à la tour en 1937.

1937 : Modification de l'éclairage

Pour l'exposition de 1937 il a été installé un lustre multicolore fait de tubes lumineux sous la première plate-forme, mais aussi de 30 projecteurs puissants illuminant le monument. La tour prend aussi des couleurs bleues, blanches et rouges.

1939 : Cinquantenaire de la tour

Pour fêter ses cinquante ans la tour Eiffel reçoit l'archevêque de Paris, Mgr Chaptal, qui prononce une messe au 1er étage. La messe sera suivi d'un grand diner de gala avec des invités de prestige, dont le duc de Windsor, les ambassadeurs d’Espagne et de la Pologne, etc.

Repère historique : 1939, la seconde guerre mondiale

1940 : Paris est pris par les Allemands

La tour Eiffel est occupée, comme toute la ville. Les Allemands installent un poste de télédiffusion au sommet qui sera récupéré et utilisé par les Français à la libération.

1948 : Un éléphant sur la tour Eiffel

Si on voulait prouver que la tour Eiffel est très résistante on ne s'y serait pas pris autrement... C'est ce qu'ont dû se dire les visiteur quand, un beau jour de 1948, ils croisèrent Bouglione et sa plus vieille éléphante (85 ans) su premier étage. Fatiguée, celle-ci ne pu monter plus haut.

24 août 1944 : Paris est liberée

Ce jour est celui de la libération de Paris, c'est avant tout un jour historique pour la France, mais aussi pour la tour Eiffel. Pour fêter la libération un drapeau tricolore fait de 3 draps de couleur est dressé au sommet de la tour Eiffel.

1952 : Installation d'un phare aéronautique de balisage

Nouvelle utilisation de la tour Eiffel pour une utilisation aérienne, avec l'installation d'un phare de grande portée au sommet de la tour. Il vient remplacer celui du Mont Valérien, détruit pendant la guerre. Il restera sur place jusqu'en 1974.

1954 : Installation d'un radar par les alliés.

La tour Eiffel poursuit son intérêt technique et scientifique. Plus de 50 ans après les essais de navigation aérienne à l'attention des dirigeables, ce radar installé au sommet de la tour permet de sécuriser les airs autour de la capitale.

Mai 1958 : Modification de l'éclairage.

En mai 1958 l'éclairage de la tour Eiffel est modifiée, elle prend désormais une grande partie de sa lumière à partir de fosses situées tout autour du monument. Ces installations restèrent sur place jusqu'au 31 décembre 1985, elles se composaient de 1 290 projecteurs.

1962 : Concert d'Edith Piaf

En 1962 sort au cinéma le film "Le jour le plus long", un chef-d'oeuvre qui marqua les esprits. A l'occasion de sa sortie eu lieu un gala pendant lequel Edith Piaf fut invité à chanter sur la tour Eiffel.

1965 : Installation de l'ascenseur Schneider

Après plus de 60 ans d'utilisation, l'ascenseur du pilier Nord a dû être remplacé. Il s'agissait d'un ascenseur Otis remplacé par un Schneider.

1966 : Concert Charles Aznavour et Georges Brassens

Ces deux chanteurs ont pratiqué leur art sur la tour Eiffel à l'occasion du lancement de la campagne mondiale contre la faim.

1978 : Installation d'un sapin de Noël lumineux

Encore un nouvel élément décoratif sur la tour Eiffel, avec l'affichage d'un sapin lumineux de grande taille, fait entièrement en ampoules. Il a décoré la tour durant la période de Noël 1978.

Repère historique : Rénovation de 1980

1981 : La tour Eiffel subit sa plus grande rénovation .

De nombreuses poutrelles sont retirées, allégeant considérablement l'ensemble Les décors sont refaits, les étages sont transformés. Le restaurant "Jules Verne" est créé, tout comme "La belle de France" et "Le parisien", en remplacement des deux restaurants datant de 1937.

1982 : Inauguration des rénovations récentes.

Les rénovations de 1980 étant terminées, c'est le maire de Paris Jacques Chirac qui fut l'inauguration des nouvelles installations.

1983 : Fin de l'utilisation de l'ascenseur Edoux, qui montait au 3e étage.

Cet ascenseur a été installé lors de la construction de la tour, il était temps de le changer car il était hydraulique et en hiver, le gel l'empêchait de fonctionner.

Juin 1983 : Concert Alexis Weissenberg.

L'artiste mondialement connu effectue un récital au piano dans l'une des salles du premier étage.

1983 : Ventre aux enchères de l'escalier du 3e étage

Suite à la modernisation de la tour Eiffel des portions d'escalier de la tour Eiffel, ceux montant en colimaçon au 3e étage de la tour, sont mis aux enchères. L'enchère se déroule au 1er étage de la tour.

1985 : Installation d'un nouvel éclairage

C'est la dernière modification à la tour Eiffel faite pendant les années 80. Le nouvel éclairage se compose de 336 projecteurs à sodium installés dans la structure même de la tour.

1989 : le funanbule Philippe Petit rejoint le palais de Chaillot

Quelques temps auparavant il avait installé un cable de 700m de long entre le Tracadero et le premier étage de la tour Eiffel Son exploit a été filmé tout le long.

1996 : Création de la brasserie "Altitude 95"

Cette brasserie vient en replacement des deux restaurants "La Belle France" et "Le Parisien". Il est complètement refait, mais sera fermé pour travaux de fin 2008 à début 2009.

5 avril 1997 : Lancement du compteur vers l'an 2000

Le 5 avril 1997, soit pile 3 ans avant l'an 2000, le maire de Paris déclenche un compte à rebours allant de 1000 jours à 0, qui s'illuminera à minuit. Pour la petite histoire, ceux qui l'on vécu se souvienne que ce compteur s'est arrêté quelques heures avant l'heure fatidique, après 3 ans de fonctionnement normal.

1997 : Organisation des JMJ à Paris, sous la tour Eiffel

Les JMJ sont des journées organisées pour la jeunesse chrétienne qui se regroupe pour vivre leur foi. A cette occasion le pape se déplace, bien sûr. En 1997 les JMJ étaient organisées à Paris, sous la tour Eiffel.

1998 : Concert des 3 ténors

Le parvis de la tour Eiffel accueille un concert de grande envergure : José Carreras, Placido Domingo et Luciano Pavarotti, dits "Les 3 ténors", font un récital devant 200 000 spectateurs.

9 mai 2000 : La tour se met aux couleurs de l'Europe

Le 9 mai étant le jour de l'Europe, ce jour fut installés sur la tour les drapeaux des différents pays de l'union, tout autour du premier étage.

2000 : Concert de musique classique

C'est également en l'an 2000 qui fut joué des oeuvres classiques aux pieds de la tour Eiffel par l'orchestre de Paris et l'orchestre symphonique de Boston (dirigé par Seji Ozawa).

2000 : Concert de Johnny Hallyday

Encore un autre concert en l'an 2000, celui de Johnny Hallyday, qui se produit devant 600 000 spectateurs. Le concerte est retransmit à la télévision. Pour l'occasion un spectacle pyrotechnique approprié avait été conçu.

Repère historique : Cérémonie de l'an 2000

31 décembre 2000 : Mise en place du scintillement

Pour la première fois le nouvel éclairage embelli la tour Eiffel : Il s'agit d'un scintillement du plus bel effet, qui sera arrêté le 14 juil 2001 et repris à la demande général le 21 juin 2003. Il faut dire qu'il était prévu initialement que pour durer un an.

2004 : Remplacement des projecteurs

Suite à leurs fatigues, les 336 projecteurs placés à l'intérieur de la structure de la tour sont remplacés.

2005 : Installation de la TNT

L'émetteur de télédiffusion de la tour passe au numérique, la région parisienne est alors alimentée selon cette nouvelle norme télévisée, la TNT.

2005 : Saut de Taïg Khris du premier étage en roller

C'est du 18 au 20 novembre que le sportif multi-discipline Taïg Khris s'est élancé à plusieurs reprises du premier étage de la tour Eiffel en roller. L'arrivée était aménagée sur un tremplin inversé ralentissant sa course, puis par de gros blocs de mousse.

2007 : Projection d'un logo de rugby

Pour la coupe du Monde de rugby, organisée en France, la tour Eiffel projette sur son flanc des poteaux de rugby au centre desquels passe un ballon de 13 m de long, simulant la pénalité.

2011 : La tour subit de nouvelles transformations

Le premier étage est complètement refait, avec des nouveautés comme la pose d'un plancher de verre et la modernisation des bâtiments du premier étage.

Février 2015 : Installation de 2 éoliennes

Ces nouvelles installations sont plus symboliques qu'utiles. En les mettant sur la tour, la ville de Paris montre ainsi que les énergies renouvellables peuvent être utilisées partout, y compris sur les plus emblématiques des monuments du Monde.

Voir aussi :

Histoire de la tour Eiffel .

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  • La tour en chiffres
  • Histoire de l'art
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  • Littérature
  • Rez-de-chaussée
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Étudier la tour Eiffel en français, en histoire et en histoire des arts

Dans ces différentes disciplines, les professeurs peuvent travailler sur la tour Eiffel pour étudier l’industrialisation et les changements qui l’accompagnent mais aussi les réactions des artistes et des écrivains à l’édification de ce monument, y compris les représentations qu’ils en ont proposées.

Symbole de l'industrialisation et mondialement célèbre, la tour Eiffel, initialement nommée « Tour de 300 mètres » est une tour de fer conçue par Maurice Koechlin et Emile Nouguier, ingénieurs de la société de Gustave Eiffel, à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris en 1889 qui célèbre le centenaire de la Révolution française. Sa construction suscite de nombreuses polémiques.

Le site France Mémoire, de l'Institut de France, propose un dossier à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Gustave Eiffel le 27 décembre 1923 .

paris avant la tour eiffel

Au cycle 3 – Éprouver de la répulsion et/ou de la fascination pour l'architecture métallique de la tour Eiffel

Que ressent-on face à la tour Eiffel ? Comment l’exprimer ? Quelle image du monde moderne renvoie-t-elle ?

La tour Eiffel, un symbole de la modernité

La tour Eiffel a inspiré de nombreux auteurs, notamment les poètes : Cendrars, Apollinaire, Cocteau, Queneau, François Coppée, Maurice Carême…  

En cycle 3, le professeur peut s’appuyer sur :

  • les calligrammes d’Apollinaire et de Maurice Carême ;
  • le poème « La tour squelettique » de Raymond Queneau ;
  • le poème « Tour Eiffel » d’Alain Debroise ;
  • des extraits du poème « Sur la tour Eiffel » de François Coppée, ou de « La Tour Eiffel à François Coppée, le jour de ses 300 mètres », de Raoul Bonnery ;
  • éventuellement « Le Chant du paveur » de Jean Cocteau.

À travers la lecture et l’interprétation des textes, le professeur amène les élèves à s’interroger sur ce que l’on peut ressentir face à l’architecture métallique de la tour Eiffel, et sur les façons de l’exprimer.

CM1-CM2 : questionnement « Imaginer, dire et célébrer le monde ». 6 e : questionnement « Récits de création et création poétique ».

Les représentations de la tour Eiffel : pistes en histoire des arts

La tour eiffel vue d'en haut en cm1-cm2.

En prenant comme point de départ le basculement du regard sur la tour Eiffel, par le peintre Robert Delaunay ou par la photographe Germaine Krull par exemple, une approche descriptive conduite par l'enseignant autour de questions ouvertes sur le point de vue engage les élèves à observer les formes géométriques et leur agencement, les déformations engendrées par le point de vue aérien. C’est poser la question des repères, du haut et du bas, du point de vue et de l’horizon et du lien avec le sol en comparant une vue photographique en plongée et une vue verticale de la Tour Eiffel .

La tour Eiffel comme emblème du décor parisien en 6 e dans le cadre de l'enseignement de géographie et du thème « Habiter une métropole »

Des ressources au format vidéo disponibles sur Lumni interrogent la construction du mythe de la tour Eiffel comme monument symbolique de la capitale parisienne. La tour reste un bâtiment emblématique des métropoles contemporaines, une projection imaginaire d’un idéal technologique. Dans le cadre du programme en histoire des arts au cycle 4 De la Belle Époque aux « années folles » : l’ère des avant-gardes (1870-1930) , de l’entrée Paysage du réel, paysage intérieur , il s’agit de contextualiser la forme de la tour Eiffel dans une histoire architecturale de la hauteur ou insérer le monument dans l’histoire de l’architecture métallique . Le désir de s’élever vers le ciel a des racines anciennes en lien avec le pouvoir ou la religion, puis au XX e siècle la tour devient l’instrument pour résoudre les maux des métropoles modernes et aujourd’hui se pose la question des tours écologiques de demain.

Compétences en histoire des arts : Identifier. Donner son avis argumenté sur ce que représente ou exprime une œuvre d'art. Socle commun de connaissances, de compétences et de culture : Domaine 5 : L’élève […] exprime à l’écrit et à l’oral ce qu’il ressent face à une œuvre littéraire ou artistique.

Lycée – Se questionner sur ce que la tour Eiffel dit du monde contemporain

Comment ressentir et dire la beauté du monde nouveau et se positionner par rapport à l’industrialisation ? S’agit-il d’exprimer une perte de sens, ou un sens reconstruit et retrouvé ?

Au lycée , les textes de Guy de Maupassant, de Dino Buzzati (« La tour Eiffel », dans Le K ) ou de l’architecte Le Corbusier (préface à l’ouvrage La Tour Eiffel de Charles Cordat, 1955) permettent de s’interroger sur la construction du monument et sa validité sur le plan artistique .

En classe de seconde , la lettre ouverte adressée par plusieurs artistes à M. Alphand, commissaire de l’exposition universelle de 1889, et la réponse de Gustave Eiffel, se prêtent à l’analyse comme à l’entraînement à la contraction de texte, ainsi que le propose l’académie d’Aix-Marseille .

En regard de ces deux textes, pour réfléchir et débattre sur l’ influence du monument sur le paysage parisien , on peut envisager l’étude de ceux de :

  • Léon Bloy («  Cette épouvantable grandeur des temps modernes  »)
  • Guy de Maupassant (« Lassitude  », dans La Vie errante )
  • François Coppée (« Sur la tour Eiffel »)
  • Jean Giraudoux («  Prière sur la tour Eiffel  »)
  • Roland Barthes ( La Tour Eiffel , 1964)
  • et éventuellement de Huysmans («  Cette allure d’échafaudage  »).

Seconde : objet d’étude « La littérature d’idées et la presse du XIX e au XXI e siècle »

Les représentations de la tour Eiffel : pistes en histoire des arts

La tour eiffel, œuvre collective.

Au lycée, dans le cadre du programme en première spécialité, la tour est un fil conducteur possible de l’étude thématique L’artiste : le créateur, individuel, collectif ou anonyme . La tour Eiffel comme bâtiment est le résultat d’un travail individuel et collectif, vision d’ingénieurs et d’une équipe, façonnée ensuite par le regard des artistes. Il s‘agit d’identifier les personnes qui ont participé à ce chantier, les gestes et les techniques des ouvriers qui ont travaillé à l’édification de ce bâtiment. Hier symbole de progrès de par sa conception et ses formes, la tour est devenue aujourd’hui un objet de patrimoine et reste un objet de débats, sa conservation, sa protection, l’abord de son site sont d’actualité. La tour Eiffel émarge par ailleurs à l’histoire du goût, ayant trait au kitsch et à notre société de consommation contemporaine.

En histoire : étudier la tour Eiffel dans le contexte de son époque

La tour eiffel au collège et au lycée.

Symbole de l’urbanisation et de l’industrialisation au XIX e siècle, l’étude de la tour Eiffel peut être abordée en quatrième dans le cadre du chapitre   sur l' Europe et la Révolution industrielle . En classe de première générale, le point de passage et d’ouverture autour des expositions universelles de 1889 et 1900 offre également l’occasion d’étudier le monument.

Des ressources documentaires

En se connectant sur la plateforme Étincel (Réseau Canopé), un film d’animation (5 min) permet d’évoquer les expositions universelles de 1889 et 1900. Il est accompagné d’ une description de séance pédagogique .

Le site l’Histoire par l’image permet de consulter des photographies montrant la construction de la Tour Eiffel ainsi qu’un article d’Ivan Jablonka sur les visions de la tour . Ces deux ressources peuvent être complétées par celle d’Educ’Arte sur la Tour Eiffel .

La ville de Paris a consacré une page au centenaire de la mort de Gustave Eiffel, on y retrouve notamment son héritage architectural, encore visible aujourd’hui dans les rues de Paris.

En classe de première, la valorisation des femmes scientifiques peut être travaillée au travers de la figure de la mathématicienne Sophie Germain , qui a contribué à sa construction.

Des ressources pédagogiques

Afin de mettre en perspective la construction de la tour, dans le contexte de la révolution industrielle, en classe de quatrième, mais adaptable en première, ce scénario de l’académie d’Aix-Marseille publié sur Edubase propose, à distance et de façon collaborative, de co-construire un diaporama en choisissant des illustrations relatives à la Révolution industrielle.

Dans le cadre des TraAM 2022-2023, l’académie de Toulouse propose un jeu sérieux sur l’exposition Universelle de 1900 utilisable en 4 e et en 1 re , consultable sur Edubase . Les élèves parcourent l’exposition universelle de 1900 en récupérant des indices pour débloquer un code final : cela permet d’aborder différents points clé de la révolution industrielle comme l’électricité ou les transports.

Des ressources numériques sur la Tour Eiffel

  • Gallica « La Tour Eiffel par l’image  »
  • Le blog Gallica «  Aux couleurs de la Tour Eiffel »
  • Le site Passerelle(s) de la BnF « La Tour Eiffel, 1889 »
  • L'album Pont des Arts / Réseau Canopé « La Tour Eiffel attaque »
  • Panorama de l'art : une page sur la Tour Eiffel
  • Académie des Beaux-Arts : une page sur la Tour Eiffel
  • Les ressources Lumni sur la Tour Eiffel
  • Pour ou contre la Tour Eiffel ? piste pédagogique de l’académie de Poitiers
  • Dossier de l’académie d’Aix-Marseille : « La Tour Eiffel, quand l’art fait débat »
  • Une vidéo L’INA éclaire l’actu «  Louis Aragon et Elsa Triolet à la Tour Eiffel »

Vivre paris

Accueil | Histoire | L’histoire des illuminations de la tour Eiffel

L’histoire des illuminations de la tour Eiffel

paris avant la tour eiffel

Chaque soir, elle offre un spectacle magnifique. La Dame de fer, jaune-brune la journée, brille de mille feux. Des becs à gaz, jusqu’aux LED, Vivre Paris retrace l’histoire des illuminations de la tour Eiffel.

Il est 19h59 sur le Champ-de-Mars. Sur la pelouse verte du parc, alors que la tour Eiffel s’est déjà enveloppée dans sa robe dorée, touristes et Parisiens s’amassent en attendant un autre spectacle . Plus que quelques secondes à attendre avant d’admirer un spectacle fascinant. 20h : 20.000 lampes à éclats scintillent . Cris, joie et émerveillement gagnent Paris. La tour Eiffel, jaune-brune la journée, se sublime.

La première illumination de la tour a eu lieu le soir de son inauguration . Le 31 mars 1889, 10 000 becs de gaz sont installés le long des arbalétriers et des plates-formes. Au sommet, deux projecteurs éclairent les monuments de Paris et un phare bleu-blanc-rouge dominent la tour Eiffel . C’est d’ailleurs à l’époque le phare le plus puissant du monde.

paris avant la tour eiffel

© Song_about_summer / Shutterstock.com

« Top de l’an 2000 »

Onze ans après, lors de l’exposition universelle de 1900, la magie de l’électricité s’empare de Paris. 5.000 ampoules électriques remplacent les 10.000 becs à gaz. Au pied de la Dame de fer, on installe même le Palais de l’Électricité , un édifice immense qui a pour but de montrer la puissance de l’électricité.

Au cours du XXe siècle, le renouvellement de ses sources d’illumination est fréquent . De l’électricité, elle passe aux lampes à incandescence puis au néon en passant par le sodium à haute pression et récemment les leds. 

Mais depuis 23 ans, un autre spectacle s’offre aux touristes et aux Parisiens. P our le « top de l’an 2000 », 20.000 ampoules brillent de mille feux . Un spectacle pyrotechnique qui à l’origine ne devait être qu’éphémère mais est renouvelé en 2003. À l’époque, la tour Eiffel scintille les dix premières minutes de chaque heure, de la tombée de la nuit jusqu’à une heure du matin. En 2008, le scintillement est divisé par deux et en 2022, face à la crise énergétique, pour économiser de l’électricité, le dernier scintillement a lieu à 23h et la tour Eiffel s’éteint à 23h45.

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paris avant la tour eiffel

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Que faut-il savoir avant de visiter la tour Eiffel à Paris ?

  • 4 minutes de lecture

Pensez à visiter la Tour Eiffel lors de votre séjour à Paris

  • 14 novembre 2023
  • No comments

L’histoire de la dame de fer depuis 1887

Visiter la tour eiffel symbole universel de 1889, comment bien visiter la tour eiffel , que voir et que faire autour de la tour eiffel , quels musées autour de la tour eiffel , où séjourner lorsqu’on vient visiter la tour eiffel .

Monument historique, monument emblématique de Paris, patrimoine mondial de l’UNESCO… visiter la tour Eiffel c’est tout simplement partir explorer un monument incontournable à voir lors de vos vacances dans la capitale française. Mais connaissez-vous l’histoire de cette très haute tour de fer ? Et comment faire pour bien visiter la tour Eiffel ? Voici quelques explications sur le chef d’oeuvre de Gustav Eiffel, Officier de la Légion d’honneur et ancien Président de la Société des Ingénieurs civils de France.

👉 A lire : Comment organiser sa visite du château de Versailles ?

Symbole de l’exposition universelle de 1889

Tout aussi fascinant que les autres merveilles du monde comme la Muraille de Chine ou encore le Taj Mahal, la tour Eiffel n’a pas atterri là, au beau milieu du 7e arrondissement de Paris, par hasard. Son origine remonte à 1887. Un ingénieur français du nom d’Alexandre-Gustave Eiffel entrepris la construction d’une structure métallique afin de célébrer le centenaire de la Révolution française mais également être le symbole de l’exposition universelle de 1889.

Gustav Eiffel lance un projet fou haut de 324 mètres

Spécialiste de la construction de pont en fer à l’époque, Gustave Eiffel se lançait dans un projet fou de construire une tour majestueuse de plus de 300 mètres de hauteur. Pour beaucoup, cela semblait être impossible. En effet, à l’époque, nombreux architectes et ingénieurs cherchaient un moyen de construire des bâtiments de cette hauteur, un projet que personne n’avait encore réussi à faire.

La Tour Eiffel il y a longtemps

Combien de temps pour construire la Tour Eiffel ?

Fort de son expérience dans le domaine de la métallurgie, et accompagné de son équipe travaillant au sein de sa propre entreprise de construction, l’ingénieur commence alors à déposer un brevet pour son projet de construction. Puis, il réussit à faire ce que personne avant lui n’a réussi à imaginer, bâtir une tour 300 mètres (324 mètres plus exactement avec l’antenne). La construction durera un peu plus de 2 ans et la tour fut achevée le 31 mars 1889. Portant le nom de son constructeur, la tour Eiffel incarnait surtout à l’époque l’image des hommes qui souhaitent toujours aller plus haut dans les airs. Celle-ci servait d’ailleurs de portail d’entrée pour l’Exposition universelle de 1889.

Une construction achevée en 2 ans le 31 mars 1889

Baptisée au début la « tour de 300 mètres », et surnommée la « dame de fer », la tour Eiffel est considérée depuis comme un véritable symbole de Paris. Celle-ci est reconnue partout dans le monde à travers les documentaires, les objets souvenirs et les cartes postales. Bref, visiter la tour Eiffel est un passage obligé pour tous ceux qui passent par la capitale. C’est un des symboles de la France .

Coucher de soleil sur la Tour Eiffel

Quel est le poids de la Tour Eiffel ?

Du point de vue technique, la tour Eiffel est une tour métallique constituée par environ 18.000 pièces de fers puddlés. De par sa hauteur exceptionnelle de 300 mètres et son design en pyramide, ce monument de 7.300 tonnes de fer est tout naturellement devenu un monument très attractif. Ce est même le monument le plus attractif de la capitale française.

Quel billet acheter pour visiter la Tour Eiffel ?

Pour visiter la tour Eiffel, il est nécessaire de sortir son porte monnaie. Vous pourrez ainsi monter en haut, soit via les escaliers soit via l’ascenseur. L’accès à ces derniers est toutefois totalement gratuit pour les touts petits de moins de 4 ans. Vous pouvez alors choisir de monter au premier étage ou jusqu’au deuxième étage. Sur place, vous bénéficierez d’une vue imprenable sur les autres monuments qui se trouvent tout autour. Mieux encore, vous aurez même le droit d’atteindre le sommet en achetant un billet d’ascenseur beaucoup plus cher. Vous pouvez par ailleurs opter pour une visite guidée de la tour Eiffel pour une meilleure expérience.

Où manger à la Tour Eiffel ?

Cerise sur le gâteau, en plus d’une visite classique, vous pourrez même vous restaurer en haut de la tour. Pour cela, direction le restaurant Jules Verne installé au 2e étage. C’est une belle façon de découvrir la gastronomie française tout en contemplant l’une des villes les plus visitées au monde à travers les baies vitrées du restaurant, et cela, avec des menus gastronomiques.

Pour visiter la tour Eiffel dans les règles, la plupart des touristes poursuivent leur escapade parisienne, en visitant les divers endroits qui se trouvent aux alentours. Si les uns décident de se détendre au Champ-de-Mars, un très vaste parc verdoyant situé juste aux pieds de la tour, d’autres optent plutôt pour une balade dans les jardins du Trocadéro où les fontaines et jets d’eau assurent le spectacle.

Par ailleurs, les musées ne manquent pas aux alentours de la tour Eiffel, et cela, pour le plus grand bonheur des amateurs d’art. Du Musée Galliera au Musée des arts artistiques Guimet, en passant par le Musée national de la Marine ou encore le Musée de l’Homme, vous avez tout simplement l’embarras du choix. Et si votre séjour en famille à Paris dure plusieurs jours, vous aurez peut-être l’occasion de tous les visiter.

Pour ceux qui souhaitent prolonger la balade dans un autre quartier historique de Paris vous pouvez effectuer la visite de Montmartre .

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Julien pour Toploc

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Passionné de longues aventures à vélo et de camping en plein air, j'aime explorer de nouvelles contrées et découvrir de nouveaux endroits 100% nature.

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La tour Eiffel retrouve sa fréquentation d'avant covid

6,3 millions de visiteurs en 2023. Une affluence record. La tour Eiffel a été plus fréquentée qu'en 2019, avant la pandémie de Covid, annonce la société d'exploitation (Sete).

La fréquentation de monument emblématique de Paris a augmenté de 8% par rapport à 2022 se félicite la Société d'exploitation, qui souligne " les nombreux hommages rendus à Gustave Eiffel à l'occasion des 100 ans de sa disparition " et " la mise en place de nouveaux services " comme des visites guidées ou l'offre de restauration par les grands chefs tels que Frédéric Anton et Thierry Marx.

La Dame de Fer, qui avait accueilli 6,2 millions en 2019, avait dû fermer de mi-mars à fin juin 2020, lors du premier confinement, puis de nouveau de fin octobre 2020 à mi-juillet 2021. Ouverte seulement cinq mois et demi en 2021, elle avait accueilli 2,1 millions de visiteurs cette année-là. Avec plus de 6 millions de visiteurs, la tour Eiffel frôle presque les sept millions de visiteurs en 2014, année record.

Les Français, premiers visiteurs

Les Français restent les premiers visiteurs de ce monument emblématique parisien (18,9%), suivis de près par les touristes d'Amérique du Nord (18%), notamment en provenance des Etats-Unis (13,2%).

Les Européens hors France représentent 44% des visiteurs, un chiffre en hausse comparé à 2019, quand ils représentaient environ 40%. Les Allemands sont en tête (7,8%), suivis des Anglais (6,8%) et des Espagnols (6,4%). 

En lien avec la Coupe du monde de rugby en France en 2023, les visiteurs d'Océanie ont été plus nombreux (2,6% en provenance d'Australie et de Nouvelle-Zélande contre 2% en 2019).

La tendance est la même dans les grands musées parisiens . Avec des expositions d'exception et un appétit décuplé par les restrictions vécues pendant la crise sanitaire, ils ont battu des records de fréquentation historiques, à l'instar du musée d'Orsay.

Pour aller plus loin :

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  • copier le lien https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/la-tour-eiffel-retrouve-sa-frequentation-d-avant-covid-2909783.html
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Paris : un homme saute en parachute de la tour Eiffel avant d'être interpellé

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Le «grimpeur aguerri» a pénétré sur le site à 5h09 ce jeudi et a été détecté « en moins d'une minute par le service de sécurité » de la société d'exploitation de la tour Eiffel.

Un « grimpeur aguerri » a escaladé la tour Eiffel jeudi 17 août avant de sauter en parachute du monument phare de Paris, a-t-on appris de source policière et auprès de la société d'exploitation.

L'homme a pénétré sur le site à 5h09 jeudi matin et a été détecté « en moins d'une minute par le service de sécurité » de la société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete), assure cette dernière dans un communiqué, confirmant une information d' Actu17 .

Un «agissement irresponsable»

Il a escaladé la tour par le pilier Est avec un sac à dos, précise une source policière. Malgré les tentatives de la brigade d'intervention pour l'intercepter dans la structure de 330 mètres de haut, l'homme a sauté en base jump (saut en parachute depuis un point fixe haut).

Il a atterri à proximité du monument, sur le stade Émile Anthoine, et a été interpellé et conduit au commissariat pour mise en danger de la vie d'autrui, selon la source policière. La Sete dit déplorer « ce type d'agissements irresponsable qui met en danger les personnes intervenant sur ou sous la structure » fréquentée par 5,9 millions de visiteurs en 2022. L'ouverture du monument a été « légèrement » retardée de ce fait jeudi matin, selon la Sete, qui annonce avoir porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui et intrusion sur ce site classé construit pour l'exposition universelle de 1889.

Il s'agit d'une nouvelle perturbation dans l'accueil des touristes après deux évacuations le 12 août provoquées par deux fausses alertes à la bombe. Une enquête avait été ouverte, menée au pôle national de la lutte contre la haine en ligne. Lundi, deux touristes américains alcoolisés avaient été retrouvés endormis dans l'édifice , après une nuit passée à la belle étoile dans le célèbre monument.

  • Menaces à la Tour Eiffel : comment fonctionnent les alertes à la bombe
  • Nuit d’ivresse à la Tour Eiffel pour deux touristes américains
  • Viol en réunion au Champ-de-Mars : la touriste mexicaine a déposé plainte
  • Tour Eiffel

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anonyme 44003

le 17/08/2023 à 23:06

A 5:09 je ne pense pas qu’il ait mis en danger quiconque a par lui

le 17/08/2023 à 22:32

Il saute, ou il a tenté de sauter ?

le 17/08/2023 à 20:41

Qui a-t-il gêné ? A-t-il volé, blessé, tué quelqu'un ? S'est-il attaqué à la France et aux Français ? Non ! Alors laissez-le libre, c'est un type bien.

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paris avant la tour eiffel

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paris avant la tour eiffel

Un morceau de la tour Eiffel au cou des futurs champions olympiques

Médailles  olympiques Paris 2024

La Dame de fer présente sur les deux faces

Conception de la médaille olympique

Du braille sur la médaille paralympique

Ruban bleu et ruban rouge.

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Paris : la tour Eiffel retrouve ses visiteurs et un niveau de fréquentation d’avant-Covid

La société de gestion se félicite de très bons chiffres en octobre, qui s’explique notamment par le retour des touristes étrangers, notamment américains. Mais cette embellie ne permettra toutefois pas d’éponger les pertes financières abyssales accumulées pendant la pandémie.

La tour Eiffel est de nouveau ouverte aux visites depuis le 16 juillet, après des mois de fermeture en raison de la crise sanitaire. LP/Christine Henry

Malgré la grisaille du ciel et les gouttes de pluie en fin de soirée, les visiteurs étaient nombreux ce jeudi à faire la queue et à se prendre en photo au pied de la tour Eiffel . De quoi redonner le sourire à la Dame de fer délaissée par ses visiteurs pendant des mois.

Mis en difficulté financière par la crise sanitaire, le monument emblématique de Paris (VIIe) a retrouvé en octobre des niveaux de fréquentation d’avant-Covid . « Cette situation très encourageante est due au retour des touristes, notamment des Américains qui représentent 10 à 11 % de nos visiteurs. Parmi les touristes, 41 % sont Français et près de 50 % sont des Européens proches, notamment des Hollandais, des Allemands et des Espagnols, sans oublier des Anglais », se félicite la société d’exploitation de la tour Eiffel (Sete). Vacances obligent, beaucoup sont venus en famille.

Ludmila a fait le voyage depuis l’Ukraine avec son frère et sa mère pour un séjour de trois jours. « C’est la quatrième fois que je viens à Paris. L’atmosphère est toujours aussi magique. Nous reviendrons visiter la tour Eiffel demain », s’extasie la jeune femme en plongeant sa main dans un cornet de chouchous.

Sydney et Julien, deux institutrices Belges de 26 ans, se sont offert elles aussi un voyage de trois jours à Paris. « Cette ville est magnifique. Nous attendons que la tour Eiffel s’illumine avant d’aller faire une croisière de nuit sur la Seine. Nous reviendrons la visiter demain », expliquent les jeunes femmes en prenant la pause devant le monument.

Impensable pour cette famille ukrainienne de venir à Paris sans visiter la tour Eiffel.

La vieille dame ne séduit pas que les touristes étrangers. Linda, 36 ans, a profité d’une escale d’une journée dans la capitale pour aller la revoir. « Je suis Parisienne d’origine et c’est formidable de voir la capitale à travers les yeux d’une touriste. Je suis très surprise de voir autant de monde à Paris et surtout autant de touristes étrangers. » « On entend parler toutes les langues comme avant », renchérit un marchand de souvenir. De quoi lui redonner le sourire ainsi qu’à ses confrères.

14 000 tests antigéniques réalisés au pied du monument

Le monument parisien, qui a rouvert en juillet après neuf mois de fermeture, n’a pas été impacté par la mise en place du passe sanitaire. « Nous proposons des tests antigéniques pour les visiteurs ne disposant pas du QR Code. Nous en avons réalisé 14 000 depuis le 21 juillet. Nous les arrêterons le 7 novembre prochain, dernier jour des vacances scolaires. Les visiteurs pourront s’adresser dans les pharmacies du secteur », détaille la porte-parole de la Sete.

Ces deux touristes belges admirent la magie de Paris.

La fréquentation estivale des lieux avait atteint les 13 000 visiteurs par jour, contre 25 000 avant la crise sanitaire, soit l’objectif visé en tenant compte d’une jauge réduite à 50 % dans les ascenseurs. En septembre, la fréquentation est passée à 14 000 visiteurs en semaines et 17 000 en moyenne le week-end. « En octobre, elle a atteint jusqu’à 23 000 visiteurs par jour certains week-ends, ce qui correspond au niveau estival d’avant la pandémie », souligne la Sete.

Mais impossible de dire si l’embellie se poursuivra après les vacances ou si bien si elle retombera. Et même si les signes de reprise redonnent de l’optimisme à la société d’exploitation de la tour Eiffel, les pertes financières sont en effet abyssales. Avec 1,5 million de visiteurs anticipés pour 2021 contre 6,2 millions en 2019, ce rétablissement progressif « ne couvrira pas les pertes accumulées », nuance la porte-parole.

Une perte estimée de 75 millions d’euros pour 2021

Monument payant le plus visité du monde, la tour Eiffel, contrainte de fermer de mi-mars à fin juin 2020 lors du premier confinement, puis de nouveau de fin octobre 2020 à mi-juillet 2021, a en effet été frappée de plein fouet par les restrictions sanitaires. La Sete prévoit ainsi 75 millions d’euros de pertes pour l’année en cours après un premier déficit de 52 millions en 2020.

Le prêt garanti par l’État – 25 millions d’euros – et la recapitalisation de près de 60 millions d’euros de la mairie de Paris, son actionnaire principal, ne suffiront pas à redresser la tête. L’exploitant compte encore sur des aides et des discussions sont en cours avec Matignon.

En attendant, la tour Eiffel se met en beauté pour les Jeux olympiques de 2024. Les travaux de peinture suspendus il y a huit mois en raison de la présence de traces de plomb supérieures aux normes en vigueur ont repris le 11 octobre dernier.

paris avant la tour eiffel

Un morceau de la Tour Eiffel dans chaque médaille des JO de Paris 2024

Les médailles olympiques et paralympiques, dessinées par le joaillier chaumet et fabriquées par la monnaie de paris, révélées ce jeudi, abritent un vrai morceau de la tour eiffel en forme d'hexagone..

Elle n'était pas attendue. Pourtant la Tour Eiffel est bien l'invitée vedette, placée au centre des médailles olympiques et paralympiques présentées au public ce jeudi matin au siège de Paris 2024. Non contente de s'afficher sur l'avers de la médaille olympique, aux côtés comme de tradition de la déesse Niké et du Parthénon - un véritable exploit au regard du cahier des charges drastique du CIO -, la Dame de fer figure également sur la face avant de toutes les médailles, quelle que soit leur couleur.

Paris 2024 s'est en effet rapproché de la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE) pour récupérer, au gré d'une convention qui induira d'autres projets pendant les Jeux, un gros morceau du monument le plus emblématique de la capitale, issu de l'une de ses rénovations et exceptionnellement d'un seul tenant, qui a ensuite été décapé, traité et verni. « On leur a dit : j'en veux ! » , plaisante Thierry Reboul, directeur exécutif de la marque au COJO.

« On souhaitait que le symbole de la médaille rencontre un autre symbole, celui de la France qu'est la Tour Eiffel » , poursuit-il depuis l'hôtel particulier Chaumet, l'une des maisons emblématiques du groupe LVMH (partenaire premium de Paris 2024), et premier joaillier à s'être installé sur la très chic place Vendôme en 1812. Clin d'oeil de l'histoire, Gustave Eiffel était lui-même l'un des clients de la maison comme en attestent les registres des commandes précieusement conservés.

« On a décidé de traiter ce morceau de Tour Eiffel en forme d'hexagone, de le sertir comme une pierre précieuse en haute joaillerie »

Clémentine Massonnat, responsable du design chez Chaumet

« Chaumet a tout de suite compris ce que l'on voulait raconter » , enchaîne Joachim Roncin, directeur du design de Paris 2024. Et a aussi suivi à la lettre le brief précis, y compris sur le diamètre (85mm) et l'épaisseur (9,2mm), en y mêlant son savoir-faire et son habitude des commandes spéciales. Antoine Arnault, le directeur Image et Environnement chez LVMH, l'assure : « Il était très important que ce ne soit pas qu'une simple médaille. Chaumet est un joaillier reconnu dans le monde entier pour son savoir-faire de sertissage et de facettage. Il fallait proposer quelque chose d'exceptionnel, et que cette médaille devienne un bijou. »

« Alors on a décidé de traiter ce morceau de Tour Eiffel (18 grammes par médaille) en forme d'hexagone, de le sertir comme une pierre précieuse en haute joaillerie, puis de le placer au centre de la médaille et d'un travail de rayonnement qui est un motif cher à la maison » , détaille Clémentine Massonnat, responsable du design, consciente que dessiner un tel objet « n'arrive qu'une fois dans une vie ».

Benoît Verhulle, seulement le treizième chef d'atelier depuis la création de Chaumet en 1780, et lui-même adepte du marathon, avait, en récupérant les dessins, tout aussi conscience de l'enjeu. « On a beaucoup échangé sur le volume, le facettage. Il fallait faire vivre la médaille, au départ un objet assez statique, réussir y mettre tous les symboles et que ce soit facilement identifiable.  »

La Tour Eiffel s'affiche également sur la face arrière des médailles olympiques, aux côtés de la déesse Niké et du Parthénon. (S. Boué/L'Équipe)

En puisant dans les archives, en étudiant les dessins de diadèmes, l'une des spécialités du joaillier, en échangeant durant près de six mois avec les équipes de Paris 2024, la médaille de 529 grammes a vu le jour. De l'hexagone en fer de la Tour Eiffel partent des rayons en relief, irréguliers pour jouer avec la lumière et qui donnent donc un effet de mouvement à « ce bijou ». « C'est la première illustration de notre grand partenariat créatif , souligne Antoine Arnault. Cela fait du bien de voir ce résultat concret. »

« En plus d'être belle et attractive, elle fait sens »

Martin Fourcade, président de la commission des athlètes, à propos de la médaille

Comme le comité paralympique international (IPC) n'impose pas de figure pour l'avers, contrairement au CIO, le duo COJOP-Chaumet a choisi de représenter une vue en contre-plongée sous la Tour Eiffel sur les médailles paralympiques. L'inscription Paris 2024 y est également gravée en braille pour les non-voyants. Si la couleur des rubans (du spécialiste Neyret) diffère (rouge pour les Paralympiques, bleu pour les Olympiques), toutes les médailles ont, sur leur tranche, le nom gravé des disciplines concernées.

Une vue en contre-plongée sous la Tour Eiffel est représentée sur l'avers de la médaille paralympique de Paris 2024. (S. Boué/L'Équipe)

Les 5 084 exemplaires (2 618 pour les JO, 2 466 pour les JOP, soit comme toujours un peu plus que le nombre d'athlètes récompensés...) seront fabriqués par la Monnaie de Paris. La cérémonie de remise des breloques pourrait elle aussi être un peu bousculée. « On travaille sur le protocole » , confirme Joachim Roncin. De quoi faire rêver d'ores et déjà de nombreux athlètes. Martin Fourcade en tant que président de la commission des athlètes, a participé à la conception de la médaille. « Je la trouve magnifique parce qu'elle coche toutes les cases. En plus d'être belle et attractive, elle fait sens » .

Il a par ailleurs expliqué pourquoi l'idée d'une médaille à partager avec l'encadrement, présentée en juillet 2017 à Lausanne par le comité de candidature de Paris 2024, n'avait finalement pas été retenue. « On a beaucoup réfléchi depuis 2018 sur le concept très attractif mais très compliqué à opérer. Partager sa médaille avec ceux qui nous ont aidés à la gagner était sur le papier une idée très séduisante. Mais à qui la donner, à l'entraîneur plus qu'au kiné ? On mettait l'athlète en porte à faux vis-à-vis de son encadrement... »

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En 2023, la tour Eiffel plus visitée qu'avant le Covid

  • le 19/01/2024 à 16:29

Lecture en 1 min.

En 2023, la tour Eiffel plus visitée qu'avant le Covid

En 2023, la tour Eiffel plus visitée qu'avant le Covid

paris avant la tour eiffel

Un piéton regarde la tour Eiffel sous la neige à Paris, le 18 janvier 2024

Dimitar DILKOFF / AFP

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Avec 6,3 millions de visiteurs en 2023, la tour Eiffel a été plus fréquentée qu'en 2019, avant la pandémie de Covid, a annoncé vendredi sa société d'exploitation (Sete).

L'année dernière, qui a vu la fréquentation augmenter de 8% par rapport à 2022, "a été marquée par de nombreux hommages rendus à Gustave Eiffel à l'occasion des 100 ans de sa disparition" et "la mise en place de nouveaux services" comme des visites guidées ou l'offre de restauration par les grands chefs tels que Frédéric Anton et Thierry Marx, souligne la société dans un communiqué.

La Dame de Fer, qui avait accueilli jusqu'à sept millions de visiteurs en 2014 et encore 6,2 millions en 2019, avait dû fermer de mi-mars à fin juin 2020, lors du premier confinement, puis de nouveau de fin octobre 2020 à mi-juillet 2021. Ouverte seulement cinq mois et demi en 2021, elle avait accueilli 2,1 millions de visiteurs cette année-là.

Les Français restent les premiers visiteurs de ce monument emblématique parisien (18,9%), suivis de près par les touristes d’Amérique du Nord (18%), notamment en provenance des Etats-Unis (13,2%).

Les Européens hors France représentent 44% des visiteurs, en hausse comparé à 2019, quand ils représentaient environ 40%.

Les Allemands sont en tête (7,8%), suivis des Anglais (6,8%) et des Espagnols (6,4%).

En lien avec la Coupe du monde de rugby en France en 2023, les visiteurs d'Océanie ont été plus nombreux (2,6% en provenance d'Australie et de Nouvelle-Zélande contre 2% en 2019).

La tendance est la même dans les grands musées parisiens. Avec des expositions d'exception et un appétit décuplé par les restrictions vécues pendant la crise sanitaires, ils ont battu des records de fréquentation historiques, à l'instar du musée d'Orsay, ou retrouvé leurs niveaux de 2019.

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Médailles Paris 2024

Sertissage, morceaux de tour Eiffel... Comment Chaumet a réalisé les médailles des JO de Paris 2024

Le 09/02/2024 à 17:05

La maison de joaillerie Chaumet et le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques ont dévoilé ce jeudi les médailles qui récompenseront les athlètes les plus performants lors de la compétition. En tant que partenaire créatif des Jeux olympiques 2024, LVMH a mobilisé plusieurs de ses maisons afin de mettre en valeur le savoir-faire français lors de cet événement sportif mondial.

Une première historique

C'est la maison Chaumet, célèbre joailler parisien établi place Vendôme depuis 1812, qui a imaginé le design des médailles des Jeux olympiques 2024. En tant que premier joaillier de l'histoire des Jeux à avoir eu l'honneur de créer ces médailles, Chaumet s'est investi avec créativité et passion dans cet exercice. Les médailles, dessinées par le studio de création, reflètent ainsi la volonté commune de LVMH et de la maison Chaumet de s'engager aux côtés des athlètes, mais aussi d'apporter une touche de rêve à cet événement mondial.

Comme le souligne Tony Estanguet, président de Paris 2024, dans un communiqué de presse:

"Par ce travail pointu sur le design de la médaille, LVMH et sa Maison Chaumet illustrent parfaitement et concrètement le sens de leur partenariat avec Paris 2024 en étant "artisan de toutes les victoires". Plus qu’une médaille, c’est la rencontre de l’objet le plus convoité des Jeux avec le symbole le plus iconique de Paris et de la France, la tour Eiffel. Avec la Maison Chaumet, la médaille des Jeux de Paris 2024 devient un objet d’art, un bijou qui fait le lien entre le rayonnement de Paris et le couronnement de tous ceux qui fouleront les podiums olympiques et paralympiques"

Médailles Paris 2024

Pour réaliser ces médailles hautement symboliques, la maison Chaumet s'est inspirée de son riche héritage, de son répertoire stylistique mais aussi et surtout, des symboles français (et parisiens) afin de créer un design unique mêlant archives et détails contemporains.

"Les codes d'un bijou de haute joaillerie"

En effet, qu'il s'agisse d'or, d'argent ou de bronze, ces médailles sont avant tout parisiennes. Paris 2024 et sa Commission des athlètes, présidée par Martin Fourcade, souhaitaient que les médaillés gardent près de leur cœur un petit morceau de France. Ainsi, le centre de chaque médaille est taillé dans un authentique morceau de fer provenant de la tour Eiffel (préservé lors de sa rénovation).

Médaille Paris 2024

Chaumet a ensuite innové en sertissant ce centre de fome hexagonale à la manière d'une pierre précieuse, grace à la technique du sertissage "griffe", traditionnellement utilisée par la maison pour ses pièces de haute joaillerie. Ce sertissage rappelle les "clous de Paris", utilisés en joaillerie et évoquant les rivets de la Tour Eiffel.

"Dans un dialogue créatif étroit entre Paris 2024 et la Maison, les artisans de Chaumet ont puisé dans leurs archives et dans l’Olympisme des symboles forts pour imaginer une médaille reprenant les codes d’un bijou de la haute joaillerie. Après tant d’années d’une riche histoire, Chaumet écrit ici une nouvelle page qui restera gravée pour l’éternité dans l’héritage de la maison", souligne Antoine Arnault, responsable Image & Environnement LVMH.

La Grèce antique et la France à l'honneur

L'autre face des médailles illustre la renaissance des Jeux en Grèce. La déesse de la victoire Athéna Niké y est représentée à côté de l’Acropole, lieu où les Jeux olympiques modernes ont eu lieu pour la première fois en 1896.

Médailles Paris 2024

À noter que Paris 2024 a souhaité, spécialement pour cette édition des Jeux, que la tour Eiffel prenne place face à l’Acropole. Cette médaille olympique rend donc hommage aux Jeux antiques grecs, mais également aux origines françaises des Jeux olympiques modernes qui célèbrent cette année leur retour dans la capitale, un siècle après les Olympiades de 1924. La boucle est bouclée.

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Paris 2024 : un peu de la tour Eiffel au cœur des médailles olympiques et paralympiques

Le design des 5 000 récompenses a été révélé jeudi. Le joaillier Chaumet y a intégré des fragments de plaques de fer de la tour Eiffel.

Par  Valentin Pérez

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paris avant la tour eiffel

Un morceau de fer, originellement destiné à la tour Eiffel et taillé en forme d’hexagone : c’est ce symbole de la France qui sera serti sur les médailles des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, ornant le cou des athlètes. Le design de ces 5 000 récompenses a été révélé, jeudi 8 février, conjointement par l’organisateur de l’événement et l’un de ses principaux partenaires, LVMH.

En signant avec le Comité d’organisation (Cojop) un contrat de sponsor « premium » à 150 millions d’euros, le groupe de luxe de Bernard Arnault s’est assuré que certaines de ses grandes maisons, telles Louis Vuitton, Dior et Berluti, seraient mises à contribution pour habiller les sportifs français, en échange d’une exposition incomparable – plusieurs milliards de téléspectateurs attendus.

Pour les médailles, ce ne sont ni Tiffany ni Bulgari, les joailliers les plus prospères du groupe, mais aux racines new-yorkaise et romaine, que LVMH a dépêchés : Chaumet, fondé en 1780, installé place Vendôme et vantant un romantisme napoléonien, partait avec une longueur d’avance. Fournisseur de l’impératrice Joséphine, « Chaumet a créé l’épée du sacre de Napoléon [en 1804] , la tiare du pape Pie VII, mais une médaille olympique, jamais ! Pour nous, cela fera date » , se réjouit Benoît Verhulle, chef d’atelier depuis 2017.

C’est également la première fois, dans l’histoire des Jeux, que la conception des médailles est confiée à un joaillier. Leur fabrication, elle, sera assurée par la Monnaie de Paris, comme en 1924. A l’époque, c’est le graveur André Rivaud (1892-1951) qui avait été chargé d’imaginer les motifs sculptés dans le métal : une harpe et une arche d’équipements sportifs sur l’avant ; un athlète debout aidant un autre, assis, à se relever, sur l’avers.

Des critères impondérables

Un siècle plus tard, Chaumet a eu beau fouiller dans ses archives, la société a constaté qu’elle naviguait en terrain tout sauf familier, n’ayant signé des médailles que pour des commémorations du début du XXe siècle, mariages ou divers congrès professionnels. Quant à son flirt avec le sport, il se limitait à quelques clips en vermeil en forme de club de golfs, réalisés dans les années 1970 pour marquer certains tournois.

Sur la trentaine de salariés que comporte aujourd’hui l’atelier, d’ordinaire occupés à travailler sur des diadèmes, bagues ou colliers de haute joaillerie, seuls cinq ont été mis dans la confidence du projet olympique et y ont contribué durant plus d’un an.

La commande du Comité précisait des critères impondérables – un diamètre de 85 millimètres, un poids allant de 455 grammes pour le bronze à 539 grammes pour l’or – et le souhait que des fragments de plaques de fer puddlé (débarrassé d’un excédent de carbone) de la tour Eiffel, frappé du logo de Paris 2024, devraient être utilisés (18 grammes par médaille).

« Ces plaques étaient stockées en un lieu secret pour pallier d’éventuelles réparations du monument , explique Joachim Roncin, directeur du design de Paris 2024. Il a d’abord fallu les faire décaper et déplomber, avant de faire des essais. »

« Comme on le ferait d’une pierre précieuse »

Croquis de recherche, gouachés, prototypes en résine… « Nous avons finalement décidé de découper le fer en hexagone, de le centrer et de le sertir comme on le ferait d’une pierre précieuse » , détaille Clémentine Massonnat, responsable du design chez Chaumet.

« Afin que le regard converge vers lui, nous avons ensuite développé autour, sur l’or, l’argent ou le bronze, un facettage de rayons irréguliers » , motif graphique qui apparaissait sur des diadèmes dans des archives estimées entre 1880 et 1910. « Il permet que la médaille renvoie la lumière au maximum et fasse scintiller l’athlète qui la porte. »

Sur l’arrière, les médailles olympiques arborent, comme l’exige la tradition, la déesse de la victoire Athéna Nikè auprès du stade Panathénaïque et de l’Acropole. Cette fois, Chaumet a adjoint, dans le coin droit du dessin, une tour Eiffel, n’en déplaise à la vraisemblance géographique…

Revers d’une médaille d’or olympique des Jeux de Paris 2024, arborant la déesse de la victoire Athéna Nikè auprès du stade Panathénaïque et de l’Acropole, et la tour Eiffel.

Le revers des médailles paralympiques, lui, a fait l’objet d’une carte blanche : le Cojop et les équipes du joaillier se sont accordés pour représenter une vue en contre-plongée de la tour Eiffel.

Gustave Eiffel lui-même avait été un client de Chaumet, se plaît à rappeler LVMH, toujours avide de parfaire son storytelling. En janvier 1890, auréolé de l’inauguration triomphale de son monument à l’Exposition universelle de 1889, il avait commandé, comme l’atteste le livret de factures, un collier de deux rangs de perles fines pour le mariage de sa fille Valentine.

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Vue aérienne de la tour Eiffel

La tour Eiffel vue du ciel depuis un siècle !

Jeudi 24 décembre 2020

Modifié le : 27/12/23

Grâce à la plateforme "Remonter le temps" de l’IGN *, il est possible pour tout un chacun d’aller consulter les milliers de cartes et de photos aériennes, anciennes et actuelles. Zoomons donc sur le 7ème arrondissement de Paris pour aller observer la Dame de Fer depuis le ciel ! A travers une sélection d'une dizaine de photos (quasiment une par décennie), prenez de la hauteur et découvrez les métamorphoses de la Tour et sa traversée de l’Histoire parisienne.

11 photos entre 1920 et 2018

Le tout premier cliché au-dessus de la Tour date de 1920. A cette époque, la Tour a encore conservé son allure originelle (même si elle a déjà changé de couleur) et la zone sous la structure y est aménagée comme un vrai prolongement du Champ de Mars.

1920

Les prises de vue du quartier datant de la fin de la Seconde guerre mondiale fascinent particulièrement en tant que témoignages de cette période agitée. Un cliché datant d’août 1944, pris quelques jours seulement avant la libération de Paris , montre une Tour bien solitaire dans une Capitale encore occupée. Le calme avant la tempête.

La Tour vue du ciel

Une autre prise de vue datant d’août 1945 dévoile de grands avions militaires parqués sur le parvis. Dès son arrivée à Paris après la libération de Paris , l’armée américaine investit la tour Eiffel pour utiliser ses équipements de transmission radio : elle y restera un an. Durant l’été 1945, avant son départ, l’armée US organise une exposition publique de ses forteresses volantes et planeurs qui ont combattu en Europe. Ce cliché aérien en témoigne !

La Tour vue du ciel

Entre les clichés de 1956 et 1961, on remarque que le sommet du monument a changé, il s’est en effet pourvu entretemps (en 1957) d’antennes de diffusion en direct pour la télévision et de l’émetteur de radio à modulation de fréquence, le faisant grandir de 8 mètres.

La Tour vue du ciel

Dans les années 70 et 80, c’est la présence grandissante des voitures, la circulation omniprésente, et même l'apparition d’un parking sur le parvis qui frappent les esprits.

La Tour vue du ciel

Le parking a finalement disparu sur le cliché de 1996, lançant la place à la grande esplanade qu’on connaît. A partir de 2000, la silhouette de la Tour (qui a encore un peu grandi pour atteindre 324 mètres) évolue peu. Le dernier cliché IGN en date de 2018 montre les travaux de rénovation des jardins et de clôture du site qui ont permis de créer un espace de balade agréable et cohérent autour de la Dame de fer.

La Tour vue du ciel

*Institut national de l’information géographique et forestière ( voir le site officiel )  

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COMMENTS

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  2. Histoire de la tour Eiffel

    Périodes de conception et de construction de la tour Eiffel (avant le 31 mars 1889) Le projet d'une tour de trois cents mètres. La tour Eiffel a été construite le 28 janvier 1887 pour l'exposition universelle de Paris de 1889 pour démontrer la puissance industrielle de la France.

  3. Tour Eiffel

    La tour Eiffel [tuʁɛfɛl] Écouter est une tour de fer puddlé de 330 m 3 de hauteur (avec antennes) située à Paris, à l'extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine dans le 7e arrondissement. Son adresse officielle est 5, avenue Anatole-France .

  4. 15 choses essentielles à savoir sur la tour Eiffel

    Depuis 130 ans, la tour Eiffel est un symbole puissant et distinctif de la ville de Paris, et par extension, de la France. Elle a d'abord incarné le savoir-faire et le génie industriel français dès sa naissance, pour l'Exposition universelle de 1889, tant elle a impressionné le monde entier par sa stature et sa conception audacieuse.

  5. Avant la Tour Eiffel

    Ce nouveau système de piles sans entretoisements et à arêtes courbes fournit pour la première fois la solution complète des piles d'une hauteur quelconque." Extrait de Tour Eiffel en 1900 par Eiffel, Gustave (1832-1923) Paris : Masson, 1902.

  6. Tour Eiffel: Tout ce qui faut savoir sur l'histoire de la tour, sa

    Le premier dessin de Maurice Koechlin superpose les contours de Notre-Dame de Paris, la statue de la Liberté, trois colonnes Vendôme, l'Arc de Triomphe et un immeuble de six étages. Gustave Eiffel, qui se montre indifférent à l'avant-projet, donne toutefois l'autorisation à ses ingénieurs d'en poursuivre l'étude.

  7. La Tour Eiffel à Paris avant sa construction, en 1886

    Paris ; librairie Hachette et C. 1887. p:246-250. La Tour de 300 mètres de l'Exposition de 1889. Le sort en est jeté, la tour Eiffel sera construite! Le nouveau colosse de Rhodes servira de clou, comme on dit au théâtre, à l'Exposition de 1889.

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